Résultats de notre sondageAu Paléo, nos lecteurs veulent des stars et du rock
Près de 1600 personnes ont répondu à notre questionnaire. Où l’on découvre que l’open air doit toujours compter sur l’attrait de son menu, qu’il dévoile mardi.

Chaque année au printemps, l’unique question qui se pose concernant Paléo est de savoir à quelle vitesse l’open air de Nyon éclusera ses billets. Avec le nouveau siècle, il a pris l’habitude de vendre entre quelques heures et quelques jours la totalité des 200 000 tickets qu’il met en vente au printemps – cette année, ce sera mercredi 20 mars à midi. Depuis sa création en 1976, le festival de Daniel Rossellat s’est coulé dans le paysage romand aussi sûrement que le lac et ses montagnes.
À la veille de l’annonce de sa programmation 2024, les dix questions de notre sondage, publié en ligne de mardi à jeudi dernier, donnent un éclairage plus nuancé sur les souhaits et les envies du public – du moins, de celui qui a la bonne idée de lire «24 heures» et la «Tribune de Genève». En tout, 1576 personnes sont allées au bout du questionnaire. Un échantillon évidemment non représentatif de la population romande mais suffisamment large pour rendre intéressantes les tendances qui s’en dégagent, d’autant plus que 90% des sondés assurent être déjà allés au festival.
Pas la fête à la saucisse
Tout d’abord: oubliez le méchant reproche qui voudrait que seuls les saucisses et les stands à bière font le succès du Paléo! L’écrasante majorité des réponses (1329) promet que l’on s’y rend avant tout pour sa musique. La décoration obtient 144 voix, la nourriture 63 et 40 impénitents fêtards assurent y aller avant tout pour picoler.
De plus, bien que 1193 des 1576 sondés se soient déjà rendus au moins quatre fois au festival (dont 313 qui n’ont pas raté une édition depuis qu’ils l’ont découvert), seule une très courte moitié (746) est certaine d’y aller cet été, du 23 au 28 juillet. Si le facteur de la musique programmée est aussi nodal qu’il apparaît, les nombreux indécis (622) scruteront donc d’un œil affûté la conférence de presse, mardi 12 mars.
Qu’en espèrent-ils? Surprise: alors que le rap et ses affidés s’imposent plus que jamais comme le genre musical dominant sur les plateformes de streaming, il termine avant-dernier devant… la musique classique! Le rock ou ce qu’il en reste se paye la part du lion (1159 voix) à la question à choix multiple du style pour lequel on ira sur l’Asse. Derrière lui, la chanson française et les musiques du monde, l’electro et, enfin, le rap (363 voix). Pas vraiment la composition des récentes programmations du festival, mais le sondé n’est pas rancunier: deux tiers d’entre eux s’avouent en général satisfaits du menu qu’on leur propose.
Et pour jouer cette musique, prière de servir des vedettes! Là encore, «les stars internationales de longue date» sont espérées sur la grande scène, et tant pis si les cachets et la taille des productions rendent hautement improbables de (re)voir sur l’Asse les artistes les plus largement plébiscités: Muse arrive en tête, suivi de Coldplay, U2 et les imputrescibles (mais fort coûteux) Rolling Stones. Muse a souvent joué au Paléo, la dernière fois en 2016, mais l’explosion des coûts est passée par là.

Cela dit, les gloires anciennes ne sont pas vraiment plus onéreuses que les tendances du moment, la deuxième catégorie la plus appréciée. Dans le Top 6 des artistes espérés, Dua Lipa et Imagine Dragons ne demandent finalement qu’un petit million par concert… Les paris sont beaucoup plus ouverts concernant Zaho de Sagazan, révélation de l’année, seule Française à figurer dans le top de tête (9e place) et dont les cachets n’ont peut-être pas encore eu le temps d’atteindre des sommets insurmontables. Peut-être…
Au fait, Eddy de Pretto n’a pas attendu la conférence de presse pour annoncer hier qu’il sera à Nyon. De quoi réjouir les 6 personnes qui ont voté pour lui.
Les femmes sont OK
Attention, question qui fâche: le public sera-t-il sensible à la proportion de femmes programmées? Deux tiers des réponses assurent que «cela leur importe peu», un tiers souhaite au contraire la parité. Le débat est ouvert (mais pas ici). Même proportion concernant la part d’artistes suisses: deux tiers jugent qu’elle est suffisante, le reste souhaiterait en voir plus. Les blocs majoritaires sont-ils composés des mêmes votants? Un bon devoir de vacances estivales pour les étudiants en statistiques. Les autres seront à Paléo.
Suivez notre live depuis la conférence de presse du Paléo Festival, mardi 12 mars dès 10h.
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