Tout savoir sur Halloween en 5 points

CélébrationLa fête de la veille de la Toussaint revient hanter la Suisse et ses voisins. Retour sur les origines d'Halloween, sans oublier les déguisements, les bonbons et les citrouilles...

Image: Pixabay

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1. L’Histoire funèbre d’Halloween

Il y a plus de 2500 ans, les Celtes célébraient la fête païenne du Samain, qui marquait le début d’une nouvelle année. Elle annonçait aussi le retour des esprits défunts, le soir du 31 octobre, où ces derniers pouvaient venir rendre visite aux vivants. Durant sept jours et sous l’autorité de druides, de grands feux étaient allumés et des festins gargantuesques étaient organisés. Surtout, des rituels sacrés avaient lieu pour chasser le mauvais œil, car l’idée d’entrer en contact avec les esprits de l’Autre Monde effrayait les villageois. Avec l’arrivée du christianisme, cette fête traditionnelle a peu à peu laissé place à la Fête de la Toussaint, fortement inspirée des traditions celtes. Elle a traversé les frontières grâces aux générations d’immigrés irlandais qui se sont installés aux États-Unis au XIXe siècle. Halloween est extrêmement populaire dans les pays anglo-saxons, mais se fête aussi dans le Nord de la France, en Belgique, en Suisse, et même aux Caraïbes!

2. Halloween, une fête macabre ?

Le nom d’Halloween vient de la contraction All Hallow’s Eve en anglais, signifiant littéralement «veille de la Toussaint». Cette fête couple les histoires païennes de Samain aux croyances religieuses catholiques. La fête des saints rend hommage aux morts qui ont transmis la foi chrétienne aux fidèles ainsi que tous les défunts qui portent leurs noms. Mais selon la légende qui persiste, ces âmes reviendraient le soir d’Halloween pour hanter les mortels et se venger de leurs ennemis… À l’époque des Celtes, ceux-ci se camouflaient déjà pour ressembler aux âmes maléfiques pour s’en protéger. Aujourd’hui, la fête des morts est principalement consacrée aux enfants, mais permet aussi de se réunir entre amis ou en famille pour célébrer à l’aide de friandises, de costumes et de spectacles. On s’y déguise et on arbore des toiles d’araignées, des chauves-souris ou des citrouilles en guise de décoration.

3. Maquillage et artifices pour tous

À l’époque des Celtes, on revêtait des vêtements en peaux d’animaux aux allures macabres, et la tradition du déguisement était prise très au sérieux. Il s’agissait même d’une question de vie… ou de mort! Aujourd’hui cette coutume perdure mais de manière plus légère. Elle est surtout appréciée des enfants qui portent des costumes parfois effrayants mais surtout loufoques. Fantômes, sorcières, squelettes ou citrouilles… Halloween permet toutes les extravagances. Pour les plus grands, de célèbres personnages de la culture populaire sont imités ou détournés, à l’image de Frankenstein ou du Joker, afin d’animer d’habituelles fêtes déguisées populaires dans le monde entier.

4. Une quête de sucre endiablée

La chasse aux bonbons, c’est l’activité principale de la fête d’Halloween. Les enfants déguisés se déplacent de portes en portes pour le fameux «Trick or Treat»: des bonbons ou un mauvais sort! Le principe est simple, il suffit d’amasser le maximum de friandises auprès des voisins du quartier et de comparer ses trouvailles. Cette tradition découle à nouveau de la fête du Samain, puisque les Celtes déposaient des banquets entiers de gâteaux et de pommes à l’entrée du village pour assouvir la faim des esprits en colère. Au fil du temps, les fruits ont laissé place aux sucreries, bien plus appréciées des diablotins.

5. Le moment de gloire de la citrouille

La citrouille prend possession du paysage à la période d’Halloween. Si elle est tant affectionnée, ce n’est ni pour son goût ni pour sa texture, puisqu’on ne la mange pas, on la creuse! Elle est généralement sculptée sous forme de photophore, prenant la forme d’un visage maléfique. Pourtant, c’était initialement le navet qui lui volait la vedette. Cette habitude est issue à nouveau d’une légende irlandaise, le conte de Jack-O’-Lantern. Condamné à errer dans le noir, il s’éclaire à l’aide d’un charbon ardent placé dans un navet évidé. Il reviendrait chaque soir de la Toussaint avec sa lanterne. Les Irlandais se sont alors inspirés de cette histoire pour customiser leurs navets, mais arrivés aux États-Unis, ils les ont remplacé par les citrouilles, bien plus faciles à manier!

Créé: 31.10.2019, 10h01

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