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Des gènes dictent la vie sociale des fourmis

Des colonies sont menées par une seule reine alors que d’autres en ont plusieurs. Ce type de variations est dû à des supergènes, révèle l’UNIL.

Jeunes reines fourmis de feu partant pour un vol nuptial. Ce qu'elle feront après dépendra dun supergène.
Jeunes reines fourmis de feu partant pour un vol nuptial. Ce qu'elle feront après dépendra dun supergène.
Haolin Zeng/DR

«Tout comme les chromosomes X et Y déterminent le sexe chez les humains, des supergènes dictent la vie sociale chez les fourmis», explique Laurent Keller, biologiste et myrmécologue à l’UNIL. Plusieurs formes d’organisation peuvent cohabiter au sein d’une même espèce de fourmis. Certaines colonies ne comptent qu’une seule reine, qui engendre de nouvelles reines, lesquelles se disperseront pour fonder une société de manière indépendante. D’autres colonies peuvent abriter près de 100 reines. La dispersion y est différente: après le vol nuptial, les jeunes reines ne tentent pas de lancer seules une nouvelle société. Elles retournent dans leur nid, où elles se reproduiront. C’est plus tard, peut-être, qu’elles s’en iront, à pied, accompagnées d’ouvrières, fonder une nouvelle colonie tout près.

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