10 idées cadeaux pour Pères Noël peu inspirés

Fête de NoëlIl est Noël moins quelques jours... C'est le moment de se pencher sérieusement sur la question des cadeaux. La rédaction vous propose une hotte liste spéciale panne d'inspiration.

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Le plus déjanté:

Parfois, il suffit de faire rimer petit budget avec gros effet et miser sur l’originalité, l’humour ou la créativité. Dans la série «cadeaux originaux qui ne servent absolument à rien mais mettent des paillettes dans la vie», le kit Botanopia permet par exemple d’agrémenter ses plantes ornementales d’une décoration tout droit sortie de l’enfance, qui fleure bon les cabanes dans les arbres, les lieux imaginaires et les aventures de Gulliver. Il s’agit d’une petite cabane en laiton – un matériau qui se patine joliment avec le temps – assortie d’une échelle, d’une balançoire et de charmants petits personnages. Il suffit à son heureux propriétaire d’installer ces éléments à même le pot, en intérieur comme en extérieur, pour se retrouver propulsé dans un univers magique.

Mini cabane pour plantes Botanopia, 16 fr. chez Caillou, 9, place des Augustins, 1205 Genève.

Le plus dématerialisé:

Les escape rooms sont en plein boom et ne cessent de se diversifier en Suisse romande. Genève n’échappe pas à la règle: les enseignes s’y étendent à la vitesse de l’éclair et rivalisent de scénarios à frissons. Énigmes policières, contes ésotériques, histoires d’aventuriers, il y en a pour tous les goûts dans ces salles où il faut s’échapper physiquement en un temps donné. Mais le marché cherche aussi à innover en mélangeant les genres. Votre entourage étant peut-être déjà habitué à ces jeux de rôle, l’une des dernières nouveautés en la matière fera à coup sûr son petit effet en bon cadeau sous le sapin. Aux Pâquis, LaseRed se renouvelle en proposant de mêler le concept d’escape game à celui de laser game. Il vient de lancer «La Prison» (de haute sécurité de Wooden Hood), un scénario dans lequel des infiltrés et des potes en cellule tentent d’échapper, armes à la main, à des gardiens de prison à la gâchette facile. Pour s’en sortir, une seule solution: il va falloir casser du maton, et cela dans un scénario à six joueurs minimum. Prix: 27 francs la demi-heure, 45 francs l’heure. Aux Acacias, Virtual Room allie depuis quelque temps déjà des scénarios en réalité virtuelle, qui croisent escape game et cinéma. Trois scénarios de science-fiction sont en option, dans lesquels il s’agit de remonter le temps, de sauver la planète Terre d’une catastrophe imminente ou carrément de zombies très malfaisants. Autant d’histoires catégorisées par âge, de 10 +, 12+ et 14 +, et pour multijoueurs. Sessions de 45 minutes dès 90 francs.

Le plus poétique:

Les jolis sachets de thé signés Tea Heritage arrivent à point nommé pour réconforter les personnes en quête de douceur et de chaleur. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Car ce n’est pas un vulgaire morceau de papier qui pendouille de l’autre côté de la tasse, mais un joli nuage pailleté plein de promesses. Dans le même ordre d’idée, ce n’est pas un quelconque sachet anonyme qui infuse dans l’eau bouillante, mais bien un morceau de poésie. Une poésie biodégradable, confectionnée avec du fil de coton bio sur une gaze alimentaire, ne contenant aucun produit chimique et qui ne déteint pas dans l’eau bouillante. Bingo! En outre, le thé est certifié par le label Ethical Tea Partnership pour ses mélanges. D’autres jolis formats, comme des chats ou encore des oiseaux du paradis, ainsi que moult parfums sont à disposition des rêveurs.

Trois sachets de thé Jasmin Nuage, 8 fr. chez L’Échappée belle, 5, place du Marché, 1227 Carouge.

Le plus éthique:

Vous détestez le côté commercial de Noël? Vous exécrez la surconsommation qui l’entoure? Et vos proches ont tendance à penser comme vous? Alors, s’il faut malgré tout faire des cadeaux, autant qu’ils soient vraiment utiles. Sur un site conçu comme une plate-forme d’achats en ligne, l’EPER, organisme d’entraide, propose ainsi toute une série d’actions qui donnent du sens à la dépense: avec 100 francs, vous achetez un âne qui servira aux populations du Sahel; avec 30 francs, c’est une chèvre qui fera le bonheur de paysannes pauvres ailleurs dans le monde. On peut aussi mettre dans le panier d’achats, pour un montant de 60 francs, un ange gardien très utile: il offre l’aide juridique dont ont besoin les réfugiés qui arrivent en Suisse.

Le plus incontournable:

Côté consoles, impossible de couper cette année à la Switch Lite, dernier bébé de Nintendo. Mais qu’est-ce donc? Il s’agit ni plus ni moins d’une version allégée et minimaliste de l’incontournable console Switch. En gros, presque un retour de la Game Boy, le format pocket en moins. D’ailleurs, le géant japonais ne s’y est pas trompé puisqu’il a sorti à quelques semaines d’intervalle seulement la nouvelle mouture Switch et le dernier opus de Pokémon… La même formule magique qu’en 1995, lorsque la série Pokémon Bleu, Rouge et Jaune avait permis de relancer les ventes de feu la Game Boy. Succès oblige, le catalogue de jeux déjà bien fourni de la petite bestiole japonaise ne cesse de s’étoffer. Mais à qui diable adresser ce cadeau sous le sapin sans commettre de fausse note? Premièrement, il faut savoir que la Switch Lite n’a pas de manettes amovibles mais intégrées, contrairement à sa grande sœur. Question sociabilité, impossible donc de la faire régater avec la console familiale. La petite maligne est néanmoins capable de se connecter en mode multijoueur. À réserver donc aux enfants à partir de 10 ans et aux adultes aimant passer du temps à jouer seul face à un écran. Côté jeux, outre l’incontournable Tetris qui ressort pour l’occasion, ne pas hésiter à aller jeter un œil du côté de la dream team Nintendo, toujours une valeur sûre. Misez par exemple sur le retour du plombier moustachu Luigi, de nouveau à la peine avec des fantômes dans Luigi’s Mansion 3, ou bien sur les fameux Pokémon Epée et Bouclier que l’on ne présente plus, ou encore sur le très réussi Legend of Zelda: Link’s Awakening.

Nintendo Switch Lite: à partir de 230 fr.

Le plus techno:

Le robot intelligent Iron Man imaginé par Ubtech Robotics est un drôle de personnage doté d’un système de réalité augmentée, capable non seulement de marcher, mais aussi de parler. Outre la possibilité de s’enjailler joyeusement lors de missions de combat dans le rôle de Tony Stark, la créature propose également un mode «Iron Guard» qui protège votre intérieur d’éventuels cambrioleurs: des capteurs ultrasensibles détectent la présence d’individus et Iron Man répond par des réactions sonores et lumineuses censées faire fuir les indésirables. Gadget mais rigolo, il est possible de télécharger une photo de vous pour personnaliser le visage de votre robot et prononcer des répliques emblématiques avec la voix de Tony Stark.

Ubtech Iron Man MK50, dès 338 fr. 95 chez Microspot.ch

Le plus malin:

Dans les boutiques des musées, ondéniche des présents originaux, à tous les prix, pour les amateurs éclairés comme pour les néophytes, on est souvent tranquille pour faire son choix, et en prime, c’est ouvert même le dimanche!

Autre avantage, si l’on cherche un fossile pour un paléontologue en herbe, cap sur le Muséum, on ne perd pas de temps. Des chocolats frappés du portrait de Calvin pour un pasteur facétieux? Le Musée de la Réforme en vend, et ils sont siglés Rohr. Une aïeule amateure de thé appréciera sûrement la saveur «Au fil d’Ariane» proposée, on s’en doute, par le Musée Ariana.

La plus grande boutique de musée genevois est celle du Muséum d’histoire naturelle. L’assortiment décline toute la palette des sciences naturelles et de la minéralogie. Pour les enfants, on trouve des peluches et figurines d’animaux, mais aussi de nombreux jeux: de société, en bois, pour tous les goûts. Un grand choix d’expériences et d’objets scientifiques est également présenté: kit de chimie, pendules de Newton, thermomètres et mesures en tous genres. De quoi faire découvrir la science de manière ludique, et pas uniquement aux enfants. La déco n’est pas oubliée, avec des puzzles en bois à exposer ou des lampes en forme d’animaux. Le magasin met aussi en avant une sélection de produits écologiques et éthiques, comme des mugs en bambou ou des pailles réutilisables en inox, difficiles à trouver ailleurs. N’oublions pas non plus le grand choix de minéralogie. Que l’on soit un collectionneur multirécidiviste ou que l’on fasse ses premiers pas vers une nouvelle addiction, de larges assortiments de pierres semi-précieuses, brillantes, polies ou colorées comblent tous les désirs. Les roches sont également mises en valeur en bijoux, sublimées par des créateurs de la région. Le tout à des prix qui restent dans les bornes du raisonnable. La boutique lance du reste un déstockage qui tombe à pic!

Le plus pédagogique:

Vous comptez dans votre entourage un enfant entre 3 et 5 ans qui ne conçoit le divertissement que les yeux rivés sur un écran de tablette ou de smartphone? Offrez-lui une conteuse qui lui ouvrira les oreilles! Garanti sans écran et sans onde, ce cube tout doux renferme 20 contes classiques préenregistrés, 10 comptines chantées par des enfants et 10 mignonnes historiettes. Pour achever de convaincre les sceptiques, la bestiole se manipule très facilement, et permet même d’enregistrer vos propres histoires ou musiques, en plus de celles disponibles sur le site internet du fabriquant.

Cube à histoires La Conteuse merveilleuse, de Joyeuse, dès 89 fr. 90 à la Fnac.

Le plus rock

Woodstock, c’était en 1969. Qu’en reste-t-il aujourd’hui, outre les images captées par Michael Wadleigh? Si le souvenir d’un des premiers open airs géants de l’histoire tient autant de la microhistoire que du mythe, y jeter une oreille attentive permettra d’apprécier les musiques à la mode d’alors et leur présentation en concert dans pareil contexte, surdimensionné. Bien sûr, la mémoire collective a retenu l’hymne américain distordu par la guitare de Jimi Hendrix, le «With a Little Help From my Friends» interprété par un Joe Cocker alors en pleine montée de gloire. Également le «Freedom» de Richie Havens. Sans oublier Grace Slick et sa bande d’hurluberlus joyeusement allumés, ces Jefferson Airplane larguant un bouillant «Somebody to Love». Des enregistrements captés durant le festival, on connaissait des compilations limitées, la première en 1976, les suivantes pour marquer chaque décennie anniversaire. Pour les cinquante ans cependant, le service n’a jamais été aussi copieux. Cette nouvelle collection réunit sur 10 CD pas moins de 162 plages sonores, dont les annonces de Chip Monck, éclairagiste bombardé maître de cérémonie, 80 ans aujourd’hui. Une version en 3 CD est également disponible, ainsi qu’un coffret 5 vinyles LP. À noter qu’il s’agit là d’une sélection, raisonnée certes, mais qui ne représente qu’une partie de la quasi intégrale (ne manque que deux ou trois titres perdus) publiée en août dernier, soit 38 disques tirés à 1969 et aussitôt épuisés. Toutefois, l’essentiel des artistes présents à Woodstock figure sur les 10 CD, de Joan Baez à Creedence Clearwater Revival, de Janis Joplin à Santana, y compris les oubliés, Keef Hartley Band, Quill et autre Bert Sommer…

«Woodstock - Back To The Garden - 50th Anniversary Experience», coffret 10 CD (Rhino Records/Warner Music). Environ 160 francs sur rhino.com.

Le plus genevois:

Les embouteillages, la crise du logement, les scandales politico-financiers, les chantiers incessants: quelquefois, Genève nous exaspère. Mais les Éditions Slatkine proposent un bon remède pour se réconcilier avec notre coin de pays. Le livre «Genève dans l’œil du drone» permet de prendre un peu de hauteur et de réaliser qu’au fond, nous vivons dans un bel endroit. Cet épais volume contient pas moins de 170 photos prises depuis les airs, à l’aide d’un drone. De la ville à la campagne, en passant par le lac, l’ensemble du canton est passé en revue. Il y a de somptueux panoramas fourmillant de détails, où l’œil s’amuse à retrouver ses repères. Puis il y a ces photos prises sous un angle si inhabituel pour le commun des mortels qu’on n’identifie pas tout de suite des lieux qu’on croyait connaître comme sa poche. C’est le cas du rond-point de Rive qui, vu verticalement du ciel, dévoile une géométrie toute symétrique. Certaines images confinent à l’abstrait, telle cette vue de l’échangeur autoroutier de Plan-les-Ouates. Pilote du drone, le vidéaste et photographe Olivier Riethauser a effectué près de 150 sorties sur deux ans, à toutes les saisons et sous toutes les lumières possibles. Les dernières images ont été prises au tout début de septembre. On peut même voir la nouvelle plage des Eaux-Vives, inaugurée cet été, avec ses baigneurs. Des textes du journaliste et écrivain Christian Vellas ponctuent l’ouvrage de faits, réflexions et autres anecdotes historiques. Enfin, trente-cinq vidéos tournées par le drone, lors des prises de vues, peuvent être visionnées en scannant les codes QR.

«Genève dans l’œil du drone», d’Olivier Riethauser et Christian Vellas, Éditions Slatkine, 230 pages, 59 fr.

Créé: 14.12.2019, 09h39

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