Un talent annécien crève l’écran

Rencontre avec Neeskens Sur scène, Neeskens rayonne. Sa guitare en main, il entonne une de ses créations.

Neeskens devant l’entrée du Brise-Glace, la salle de concert d’Annecy, qui le soutient depuis plusieurs années.?
Vidéo: Lucien Fortunati

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Sa silhouette se découpe dans la lumière aveuglante des spots. Sur scène, Neeskens rayonne. Sa guitare en main, il entonne une de ses créations. De sa voix suave s’élève cet esprit folk, teinté de pop, qui caractérise le style du chanteur annécien. Le jeune homme, originaire des Pays-Bas, a usé de toutes ces armes à l’occasion de son passage sur TF1. Dans l’émission The Voice, lors des auditions à l’aveugle, sa prestation a fait se retourner les quatre coaches. «Au départ, je n’étais pas forcément convaincu par le fait de participer à ce programme. Mais quand on veut faire ce métier, comment refuser d’offrir sa musique au plus grand nombre.» Pas si surpris que cela d’avoir séduit les quatre jurés, il choisit d’intégrer l’équipe de Zazie. «Mon choix était arrêté avant l’émission. Elle est auteur-compositeur. De plus, des quatre, c’est son univers qui est le plus proche du mien.»

«Mont-Royal»

S’il a toujours su que la musique serait son métier, y compris à l’époque où il joue avec son groupe Hymn, c’est seulement depuis deux ans qu’il parvient à en vivre. «Je donne des cours de chant et je compose des musiques de publicité», précise-t-il. Pas de quoi subventionner la sortie et la promotion de son premier album. Intitulé Mont-Royal, l’opus est pourtant prêt. «Mais, je n’ai pas les épaules assez solides. D’où ma participation à The Voice pour donner de la visibilité à mon projet.» Sur la trentaine de chansons qu’il a composée, il en a choisi treize. «Mont-Royal, une montagne du Québec, est l’une d’elles.» Elle raconte une inondation et la fuite des habitants vers cette hauteur pour échapper aux flots. «J’aurais pu l’appeler Parmelan ou Salève mais c’est moins sexy, sourit-il. Et puis, c'est un petit clin d’œil au Québec où j’ai vécu dix ans.» La nature est souvent source d’inspiration pour cet amateur de randonnées. Mais l’inspiration peut aussi pointer le bout de son nez de façon tout à fait impromptue. Comme en plein restaurant avec des amis ou en voiture. «Dans ces cas-là, je m’appelle. Et je me laisse un message vocal en fredonnant un air.» A la ville, le trentenaire répond au prénom de Phil. Quant à son nom de scène, Neeskens, les amateurs de football, comme lui, se souviendront peut-être de cette star du ballon rond hollandais. «Un hommage à mes origines, souligne le chanteur. Et à une époque où les footballeurs étaient plus rock’n’roll!»

«Mélange d’envie et d’angoisse»

D’un naturel discret, il est loin de laisser le succès lui monter à la tête. «En une semaine, plus de gens m’ont suivi sur les réseaux sociaux qu’en quatre ans, s’amuse-t-il. J’attends de voir si cela se concrétisera lors des concerts.» Comme à la Boule Noire à Paris le 7 avril ou au Beau-Rivage palace de Lausanne, le 23 avril. Même si la scène n’a pas toujours été une évidence: «Faire un concert demeure un peu spécial pour moi. Je ressens un mélange d’envie et d’angoisse. J’ai toujours eu à l’esprit ce sentiment de liberté. Je me dis: si tu n’as pas envie d’y aller, tu peux rentrer chez toi. Personne ne peut te forcer à chanter.» Au fil des ans, le plaisir a toutefois pris le dessus. «Avant, je sortais de scène soulagé que ce soit terminé. Aujourd’hui, j’ai envie de recommencer.» Il constate que «ce métier demande une bonne organisation de vie, de la patience et une situation stable sur laquelle s’appuyer… C’est tout de même un peu anxiogène de ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait…» Ainsi le suspense plane à The Voice. A l’issue de la dernière session d’auditions à l’aveugle, diffusée ce samedi, les membres de chaque équipe s’affronteront à l’occasion des battles. Parions que sa voix lui permettra de poursuivre l’aventure.

Créé: 18.02.2015, 20h57

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Bio express

1979 Né le 23 octobre à Groenlo (Pays-Bas).
1980 Il part vivre en famille au Canada.
1984 Il commence le piano.
1990 Arrivée à Annecy (Haute-Savoie).
2000 Il se lance dans la musique au sein du groupe Hymn. L’aventure dure sept ans.
2008 Il se remet à la guitare et débute une carrière en solo.
2009 Premier concert de Neeskens.
2010 Il signe un contrat avec l’éditeur Sony/ATV Music Publishing.
2012 Sortie de l’EP Groenlo. Tournée aux Pays-Bas avec James Vincent Mc Morrow.
2013 En 1re partie de Sophie Hunger.
2015 Il participe à The Voice sur TF1.

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