L’économie suisse a le vent en poupe

Chroniques bancairesPerspectives réjouissantes après une croissance de 1% sur l'ensemble de l'année 2017.

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L’économie suisse se porte bien: le produit intérieur brut (PIB) a, par exemple, augmenté de 0,6% lors du dernier trimestre 2017. Avec une croissance de 1% sur l’ensemble de l’année, elle s’est même légèrement mieux comportée que prévu.

L’un des moteurs-clé de la croissance a été et demeure toujours l’industrie manufacturière. L’indice des directeurs d’achat (PMI) révèle un climat durablement serein en Suisse. Avec 65,5 points, il n’a jamais été aussi élevé depuis 2010. Les délais de livraison se sont allongés, signe que les carnets de commande sont bien remplis. Tous les sous-indices inclus dans le calcul se situent au-dessus du seuil des 50 points. Une valeur supérieure à 50 est interprétée comme une expansion.

«L’un des moteurs-clés a été et demeure l’industrie manufacturière»

Ces indicateurs du climat concordent avec les chiffres de l’Office fédéral de la statistique sur la production et les volumes du secteur secondaire au quatrième trimestre: les chiffres d’affaires de l’industrie corrigés des variations saisonnières ont enregistré une très nette progression de 7,9% par rapport à l’année précédente.

En hausse de 1,4%, la construction a connu une croissance supérieure à la moyenne à la fin de l’année. Toutefois, divers indicateurs laissent entrevoir un ralentissement imminent. Selon la Société Suisse des Entrepreneurs, les commandes passées au quatrième trimestre dans le secteur du bâtiment ont accusé un recul de près de 11% par rapport au trimestre précédent. Dans le génie civil, par contre, elles ont augmenté d’environ 3%, principalement grâce aux investissements publics. Le manque d’impulsions en termes de demande devrait encore assombrir les prévisions du secteur de la construction au cours des prochains trimestres.

La consommation privée n’a que légèrement progressé (+0,2%) par rapport au trimestre précédent. Toutefois, le moral des consommateurs s’est nettement amélioré à la fin de l’année. La reprise économique se reflète également dans le marché du travail. En février, par exemple, le taux de chômage a reculé à 3,2%, contre 3,3% en janvier. Le SECO prévoit une nouvelle baisse du taux de chômage à 2,9% en 2018.

Compte tenu des fondements macroéconomiques, nous nous attendons à des perspectives économiques réjouissantes pour la Suisse au cours des prochains trimestres.

(TDG)

Créé: 26.03.2018, 15h23

David Jungsten, responsable Clients privés, Banque Migros

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