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L'invitéeInfirmières, infirmiers, c'est votre journée

Il y a 200 ans jour pour jour, le 12 mai 1820, naissait Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers modernes et figure tutélaire de la profession infirmière. C’est pour cela que depuis 1965 on célèbre à cette date la Journée internationale des infirmières et que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré 2020 «année mondiale de l’infirmière et de la sage-femme».

La profession a beaucoup évolué au fil des décennies et n’a plus grand-chose à voir aujourd’hui avec certains stéréotypes qui lui collent encore à la peau.

Être infirmier·ère en 2020 en Suisse romande signifie avoir effectué des études de haut niveau, être capable de pratiquer des tâches complexes de manière autonome au service de la santé des patient·e·s et constituer un maillon essentiel de notre système de santé.

La crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui permet de mettre en valeur l’inestimable travail des soignant·e·s, et nous sommes extrêmement touché·e·s et reconnaissant·e·s tous les soirs avec les applaudissements de la population. Pourtant, tout n’est pas rose aujourd’hui dans le monde des soins infirmiers: des problèmes systémiques persistent, nécessitant des réponses aussi fortes que rapides.

On ne forme aujourd’hui en Suisse pas assez d’infirmier·ère·s: seuls 43% des besoins en formation sont couverts. Le nombre de personnes travaillant dans les soins et quittant la profession est également très important, et une étude de l’Observatoire suisse de la santé montre que près d’une infirmière sur deux quitte la profession.

Cela n’est pas dû au hasard, mais à des conditions de travail difficiles, qui ont eu tendance à se durcir ces dernières années, et à des salaires qui ne reflètent trop souvent pas le niveau de responsabilités propre à la profession.

Horaires épuisants, nombre croissant de patients aux pathologies toujours plus complexes, difficultés à concilier vie privée et vie professionnelle sont autant de facteurs qui rendent la pratique de la profession infirmière difficile, et qui méritent des solutions.

L’initiative pour des soins infirmiers forts, déposée par l’Association suisse des infirmier·ère·s (ASI) à la Chancellerie fédérale en novembre 2017 et actuellement en cours de traitement par le parlement fédéral, apporte des réponses claires et efficaces: elle demande que les cantons et la Confédération forment suffisamment de professionnels en soins infirmiers, que le rôle autonome des infirmier·ère·s soit davantage reconnu dans le processus de soins et que les conditions salariales et de travail dans les soins se voient améliorées. Cela ne sert en effet pas à grand-chose de former plus de personnes si celles-ci abandonnent à bout de forces après quelques années la profession.

Nous avons plus que jamais besoin d’une profession infirmière forte, capable de relever les défis qui sont ceux du monde de la santé de demain.

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