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L'éditorialLe Canton bricole à Genève-Plage

Genève-Plage, sa piscine, son plongeoir et son gazon. L’endroit est un des rares lieux de détente au bord du lac et les Genevois s’y bousculent aux beaux jours. En temps normal, personne n’aurait donc eu l’idée saugrenue d’y encastrer un bassin couvert. C’est pourtant ce qui va se produire. Le Canton s’est mis en tête de vendre le site au motif qu’il n’a pas à gérer une piscine, chose qui n’a jamais empêché un baigneur de dormir.

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Cologny, à qui on propose l’affaire, y voit l’occasion de construire le bassin couvert qu’elle n’a pas, une absence qui oblige ses écoliers à se rendre sur la Rive droite pour apprendre à nager. Comme le site est protégé, on va faire au plus juste et caser ce bassin au chausse-pied. On jugera sur pièce de sa pertinence, mais on peut déjà parier que l’État ne se déjugera pas et autorisera ce projet boiteux.

Faut-il s’en plaindre? Plutôt. Car si les communes de la Rive gauche avaient besoin d’une telle infrastructure, il serait préférable qu’elles trouvent un site vraiment adapté. Or, ce lieu serait introuvable. Pourquoi? Car depuis des décennies, les communes, avec la complicité de l’État, ont délaissé ce secteur, préférant choyer leurs zones villas et leurs hameaux fleuris plutôt que se préoccuper des besoins en infrastructures. Le déficit de transports publics en est un des exemples criants. Genève-Plage fait ainsi les frais d’un aménagement du territoire qui relève du bricolage. Sa vente ne répond pas à un intérêt général bien compris.

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