Economie genevoise en alerte

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Les beaux jours s’installent. A Genève, la conjoncture reste maussade et les perspectives médiocres. Bref, le brouillard ne s’est pas dissipé. L’industrie est à la peine, tout comme l’hôtellerie, le commerce de détail et l’horlogerie. La cherté du franc pèse lourdement sur ces branches. Rappelons aussi que 60% du produit intérieur brut genevois provient de trois secteurs: la banque, le négoce et l’horlogerie. Le premier doit revoir son modèle d’affaires. Le deuxième reste très nomade. Le troisième est solide: il regroupe environ 10 000 emplois directs, contre 6000 il y a vingt ans. Mais les marchés chinois battent de l’aile et le dynamisme actuel des Etats-Unis, deuxième pays du monde vers lequel s’écoulent les montres suisses, ne semble pas se répercuter dans les carnets de commandes des horlogers. Selon l’institut Créa, la chute de 9,4% du chiffre d’affaires des exportations genevoises est due à la branche de l’horlogerie et des instruments de précision. Maigre consolation, les garde-temps made in Geneva se vendent bien outre-Manche. Cruciales pour le Canton – et ses finances! – ces trois branches sont donc à surveiller de près. Tout comme l’évolution du franc face à l’euro, promise à des sursauts jusqu’au soir de l’élection présidentielle française.

Seul l’immobilier surnage. Les taux restent faibles et encouragent les ménages à sauter le pas pour devenir propriétaires. Mais aucune région au monde ne peut baser son économie sur un seul secteur. Genève garde son attractivité, mais la hausse continue des surfaces commerciales vacantes est inquiétante. Tout indique que la révolution digitale va déboucher sur une rapide modification des règles du jeu dans les centres-villes. Hier, les commerçants étaient tout heureux de disposer de baux s’étalant sur dix ans, et pouvant même être prolongés de six années supplémentaires. Aujourd’hui, la mode est au «pop-up store» éphémère…

Créé: 31.03.2017, 22h50

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Roland Rossier, chef de la rubrique Economie

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