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Deuxième vague du CovidSi Genève devait choisir quels malades sauver

Les HUG craignent de devoir procéder à un triage. Une directive existe. Les plus de 85 ans seraient privés de soins intensifs en cas de surcharge.

S’ils sont bondés, leur accès sera restreint selon des règles précises.
S’ils sont bondés, leur accès sera restreint selon des règles précises.
Lucien Fortunati

«Nous n’espérons pas avoir à faire des choix.» L’avertissement donné mercredi par le directeur général des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Bertrand Levrat, a aussi été martelé par le Conseil d’État. Si le système sanitaire devait craquer sous la pression de la deuxième vague du Covid, il faudra commencer à désigner les malades qui seront soignés et ceux qui seront sacrifiés, faute de moyens. La pratique porte un nom peu sympathique: le triage.

Les affreux dilemmes que les hôpitaux lombards ont affrontés en début d’année hantent désormais l’horizon des soignants genevois. Les HUG l’ont dit dimanche: ils s’attendent à ce que le pic de 550 patients Covid hospitalisés simultanément en avril soit largement dépassé lors du rebond actuel. Les embauches effectuées en vue de la deuxième vague, qui n’en est qu’au début, ne suffiront pas, d’où un appel aux volontaires. Or, comme le stipulait jeudi la Société suisse de médecine intensive (SSMI), on ne s’improvise pas du jour au lendemain expert en réanimation: la spécialité implique de «nombreuses années de formation».

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