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FootballServette ne pouvait pas obtenir plus

Les Grenat ont résisté tant bien que mal à Young Boys samedi à la Praille (0-0). Dominés, ils ont gardé leur cage inviolée grâce à un grand Jérémy Frick.

Le Servettiens Boubacar Fofana et le Valaisan d’YB Vincent Sierro ont tout donné, parfois trop. Ils ne finiront pas le match, expulsés tous les deux 17.10.2020, Servette - Young-Boys YB-SFC photo Eric Lafargue
Le Servettiens Boubacar Fofana et le Valaisan d’YB Vincent Sierro ont tout donné, parfois trop. Ils ne finiront pas le match, expulsés tous les deux 17.10.2020, Servette - Young-Boys YB-SFC photo Eric Lafargue

Première apparition de la saison à la Praille pour le public (ils étaient 5240 samedi soir à l’occasion de la réception d’YB), pour Théo Valls et pour Boubacar Fofana. Le premier nommé avait déjà eu droit à nonante minutes de jeu à Saint-Gall il y a deux semaines, tandis que le second effectuait ses débuts en grenat. Des débuts qui auront duré 39 minutes pour l’ancien Lyonnais. Un tacle mal contrôlé à la demi-heure, un pied un peu trop haut dix minutes plus tard et, déjà, l’ailier devait rejoindre le vestiaire. Dommage.

Son expulsion symbolise une chose: la crispation qui a paralysé Servette en première mi-temps. Après quatre minutes, la charnière centrale s’était déjà fait peur toute seule à trois reprises. Autant le dire tout de suite, c’est un petit miracle que les Genevois n’aient pas encaissé au moins une fois en première période. Young Boys s’est procuré pas moins de huit sérieuses occasions, en plus d’une réussite annulée à Jean-Pierre Nsamé.

Jérémy Frick intraitable

Réduit à dix, privé de ballon depuis la première seconde, ce début de soirée ressemblait à un samedi en enfer pour le SFC… qui n’a pas tiré une seule fois en direction de la cage de Guillaume Faivre avant le thé. Le Neuchâtelois, arrivé cet été dans la capitale, était pour la deuxième fois de suite préféré à David von Ballmoos dans les buts du triple champion en titre.

Si l’ancien Thounois aurait pu passer ses 45 premières minutes à regarder ce qu’il se passait du côté de Vaduz-Lugano, son homologue n’a pas chômé. Pour ainsi dire, Jérémy Frick a même fait tout juste. La maladresse des Bernois dans le dernier geste a bien aidé? Vrai. Mais entre ses détentes au sol et ses claquettes fermes, l’ange gardien grenat a retardé l’échéance tant qu’il a pu avec brio.

Réaction en deuxième mi-temps

On pensait les Grenat embarqués pour une seconde mi-temps encore plus compliquée. Mais soit une prise de conscience générale s’est produite dans le vestiaire, soit Alain Geiger a trouvé les mots justes pour remobiliser chacun de ses hommes. Reste qu’à dix, sous l’impulsion d’un Timothé Cognat qui a longtemps été seul à surnager, Servette a fait vibrer son nombreux public, qui n’a pas manqué de répondre positivement aux premières ondes émises par ses protégés.

Deux fois en bonnes positions, Grejohn Kyei semmêlait toutefois les pinceaux. Dommage pour le hold-up. Et puis il y a eu ce coup de main de Vincent Sierro (66e), doublement averti en l’espace de trois minutes. Ce qui a permis aux Servettiens de s’éviter une fin de match étouffante. Jean-Pierre Nsamé a bien loupé une sacrée occasion de plus, Nicolas Bürgy a bien envoyé un coup de tête sur le poteau gauche de Frick, mais la troupe d’Alain Geiger a plutôt bien tenu le coup. Elle attendra avant d’ajouter une deuxième victoire à son compteur, mais samedi soir, elle ne pouvait vraiment pas obtenir plus.