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FootballServette mène deux fois au score, mais Bâle a du répondant

Encore un nul (2-2) pour les Grenat. Un score qui ne lèse personne au fond, mais qui consolide la quatrième place au classement.

Alex Schalk est fêté par les siens, après un but incroyable.
Alex Schalk est fêté par les siens, après un but incroyable.
KEYSTONE

Dans un match décousu à mesure que les actions s’enchaînaient, Servette a tenu la dragée haute au FC Bâle. La preuve définitive que les Grenat sont à la hauteur des meilleurs cette saison. Mais au Stade de Genève, ils ont dû une nouvelle fois se contenter d’un nul, après avoir pourtant mené deux fois au score. Dommage, une piste pour l’avenir que de savoir mieux tenir un score ou profiter des ruptures pour faire la différence. Cela dit, avec les défaites de Lucerne et Zurich, les Servettiens ont désormais quatre points d’avance au classement pour défendre leur quatrième place.

Tout avait bien débuté Le bonheur était dans le pré et il était grenat. Servette avait bien commencé la partie, il avait fait tout juste pour tout dire. Un bloc assez haut gênait Bâle, qui ne trouvait aucun relais. Les Grenat avait le ballon et il circulait bien, ils pouvaient s’appuyer plein axe, devant, sur la puissance de Kyei, ou chercher la profondeur avec Schalk. Le 4-4-2 mis en place par Geiger était offensif comme Servette sait l’être.

Buteur, puis blessé

Les Genevois n’ont pas attendu longtemps pour en profiter. A la 9e minute déjà, Schalk profitait d’une touche pour filer sur la gauche avant d’alerter Kyei. Tout était allé trop vite pour Alderete, passif et Cömert, trop loin de l’attaquant. Sans réussir le contrôle souhaité, Kyei avait le temps de corriger le tir pour envoyer une frappe sèche au ras du poteau. Parfaite entrée en matière.

Et puis tout s’est un peu dissipé. La maîtrise servettienne s’est transformée en lourdeur, en duels perdus. Les décisions curieuses de l’arbitre ont sans doute irrité les Grenat. Assurément, M. Piccolo n’en ressort pas grandi. Mais il y avait surtout un temps faible qui s’était installé. Malin, Cabral avait bien senti le coup. Le buteur bâlois décrochait souvent pour prendre l’espace entre la défense genevoise et le duo Ondoua-Cognat.

C’est justement en prenant le ballon à cet endroit que Cabral a décalé le jeu vers le flanc droit de Servette. Là où Pululu faisait des misères à Sauthier. Le capitaine grenat souffre cet été, il est à la peine et Pululu, rapide, allait lui fausser compagnie. L’intervention du latéral de Servette, en retard, coûtait un penalty, transformé par Campo. C’était la 18e minute et Servette avait perdu un peu de sa superbe.

Il a aussi perdu Kyei, touché à la cheville après un choc avec Omlin. Kone prenait sa place à la 31e. Tout était à refaire, avec cette question en filigrane: ce Servette un peu essoufflé pouvait-il forcer à nouveau la décision

Servette a mieux terminé

Servette avait perdu le fil du match, ne trouvait plus Schalk, n’étirait plus le jeu et n’avait plus la possession du ballon. Rien de simple, malgré toutes les bonnes volontés. Le 4-2-3-1 de Bâle imposait sa puissance depuis la fin de la première période. La rupture de la 51e, quand Cognat trouvait Stevanovic aurait pu relacer les actions servettiennes, mais le tir du Bosnien était trop centré sur Omlin. Dans la minute suivante, Servette frisait la correctionnelle. Il aura fallu un arrêt de classe de Frick, devant Campo seul, pour éviter le pire.

Servette vivait dans la douleur. Mais les Grenat savent faire dans la résilience. Avec Stevanovic qui s’arrache pour glisser un ballon à Ondoua. Lequel ajuste Kone, qui dévie vers Schalk. Le reste est une merveille de frappe dans la lucarne, de 18 mètres (58e, 2-1).Il faut croire que le bonheur est fragile pour Servette par les temps qui courent. Quatre minutes plus tard, c’est sur une balle arrêtée, un peu comme mercredi soir à Berne, que les Servettiens allaient concéder l’égalisation, sur une tête d’Alderete. Rageant mais pas illogique, eu égard à la domination bâloise.

Le match partait un peu dans tous les sens quand Stevanovic a servi Schalk, cela aurait pu valoir le troisième but grenat si le Néerlandais n’avait pas écrasé sa frappe du gauche, de 11 mètres. Mais comme les Bâlois avaient eu aussi des occasions en rupture, tout restait fébrile. Servette a mieux terminé que Bâle, sans pouvoir profiter de l’expulsion de Cabral (83e) pour passer l’épaule.

Servette – Bâle 2–2 (1-1)

Stade de Genève, 800 spectateurs autorisés. Arbitre: M. Piccolo.

Buts: 9e Kyei 1-0; 18e pen. Campo 1-1; 58e Schalk 2-1; 62e Alderete 2-2.

Servette: Frick; Sauthier (59e Monteiro), Rouiller, Sasso, Vouilloz; Stevanovic, Ondoua, Cognat (85e Cespedes), Imeri (59e Alves); Kone (31e Kone), Schalk (85e Ajdini).

Bâle: Omlin; Widmer, Cömert, Alderete, Van der Werff; Frei, Xhaka (79e Ramires); Stocker (75e Tushi), Campo, Pululu (75e Van Wolfswinkel); Cabral.

Avertissements: 38e Alderete (jeu dur), 43e Sauthier (antijeu), 45e Imeri (jeu dur), 61e Cognat et Cabral (altercation), 73e Schalk (jeu dur).

Expulsion: 83e Cabral (jeu dur, deuxième avertissement).