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FootballServette accroche Saint-Gall, mais méritait mieux

Les «Grenat» ont étouffé le plus clair du temps les Brodeurs. Un beau nul, la victoire était proche.

Stevanovic a égalisé pour les Servettiens.
Stevanovic a égalisé pour les Servettiens.
Eric-Lafargue

Eux, ils ont joué. Loin des questionnements qui entourent désormais le football suisse, avec la mise en quarantaine de tout le FC Zurich, Servettiens et Saint-Gallois avaient rendez-vous ce dimanche pour une quatrième fois dans la saison. Après trois défaites, Servette a réussi cette fois à accrocher les Brodeurs, avec un beau nul (1-1). Pour tout dire, ils auraient aussi bien pu l’emporter que personne n’aurait crié au scandale, pas même Saint-Gall.

Quel but!

Parce que si ce sont les Saint-Gallois qui ont ouvert le score, ils le doivent à un tir magique. Pureté de la frappe. Il faut dire que le bonhomme connaît l’endroit. Vincent Rüfli n’a pas vraiment hésité en prenant l’information, après cette sorte de mêlée à 18 mètres qui n’avait pas permis à Routis de dégager au loin. L’ex-Servettien, doyen à 32 ans de ce Saint-Gall si jeune, n’avait pas besoin de prendre ses repères, il s’est rappelé au bon souvenir des Genevois par une frappe puissante et pure, de 20 mètres, qui a laissé Frick battu. De quoi faire oublier aux Brodeurs les suspensions de Hefti et Görtler, qui décimaient le flanc droit.

Servette avait bien commencé, a bien réagi dans la minute qui a suivi, avec une tête de Kyei (centre d’Imeri), mais ce but venu d’ailleurs avait jeté un froid. Comme ce penalty non sifflé sur Imeri (intervention de Kräuchi). Le milieu de terrain genevois avait bien été touché par le défenseur saint-gallois, mais à trop vouloir infléchir la décision, il aura aussi trompé l’arbitre. À tort ou à raison? La VAR ne s’en est en tout cas pas mêlée. Il aura finalement fallu un petit moment et une belle fin de première mi-temps pour que les Grenat reprennent gentiment confiance en se tournant vers la cage de Zigi.

Mérité

Le 4-2-3-1 imaginé par Geiger et coaché depuis la touche par Dimic (le Valaisan étant suspendu), fonctionnait par intermittence, mais suffisait à contenir les hommes de Zeidler, pas vraiment dangereux n’était la frappe de Rüfli. En réalité, il manquait toujours quelque chose, dans le dernier geste ou la dernière passe.

C’est après la pause que les choses se sont ajustées pour les Grenat. Ils le méritaient pour presser un Saint-Gall étouffé, qui n’existait pas ou si peu, avec un système passé au 4-4-2 en losange dès l’heure de jeu. C’est sur une passe géniale de Cognat pour Stevanovic que les Servettiens ont trouvé la faille, avec une finition parfaite du Bosnien qui trompait Zigi. Une rupture chirurgicale, digne de Saint-Gall…

Kone aura eu ensuite deux belles occasions d’inscrire le but de la victoire, mais il manquait à chaque fois la conclusion. Dommage pour ce Servette retrouvé qui a confirmé sa victoire sur Lucerne, même si les trois points ne récompensent pas l’exercice.