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ÉditoSciences de la vie, le nouvel âge d’or

Depuis un an, nous sommes tous immunologistes. C’est à peu près la même chose dans les milieux financiers, où les experts en sciences de la vie fleurissent. Tous ont en tête la leçon dun Moderna ou dun BioNtech. Avec des centaines de millions de dollars à disposition, des chercheurs de pointe peuvent mettre au point, homologuer et produire des antidotes contre une pandémie. En moins de dix mois. Cette révolution donne des idées: au Royaume-Uni, les sociétés «biotech» ont ainsi attiré à elles près de 4 milliards en 2020, trois fois plus en un an. En Suisse, le total de leurs financements a approché le milliard de francs.

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À Genève, Francesco de Rubertis symbolise cet âge dor des sciences de la vie. Méconnu du grand public, ce dernier a fait de sa société Medicxi lun des principaux pourvoyeurs de fonds pour les vedettes de la recherche en Europe. Il profite de la ruée actuelle pour réinventer le concept de groupe pharmaceutique, afin de contourner «l’inertie» de géants comme Novartis. Au point d’en créer un de toutes pièces, où il rassemble une dizaine de labos engagés sur le front du cancer ou des maladies génétiques – principalement au Royaume-Uni, aucun en Suisse. Dans un coin de sa tête, les leçons de l’opération «Warp Speed», qui aura permis aux États-Unis de se doter de vaccins en un temps record. Et dont le responsable vient de le rejoindre dans son ambitieux pari.

1 commentaire
    jean

    Quand je pense que Mr de Rubertis a mis au point tous ces financement super utiles dans la petite chambre de sa belle maison qui m`a servi de bureau pendant toute mon adolescence, ca me fait bien plaisir. Je vous souhaite plein de succes a l`avenir aussi, Mr de Rubertis.