Passer au contenu principal

Des «trous sur le plan mental»: Guy Forget explique

Les paramètres qui influencent le mental sont nombreux. Quand le système est enrayé, tout se complique.

AFP

Il arrive souvent que les joueurs évoquent un épuisement psychique parmi les raisons d’une défaite. Timea Bacsinszky l’a d’ail­leurs fait mardi, après son élimination au premier tour de l’US Open. Quelques heures plus tard, au moment de justifier les hauts et les bas qu’il avait traversés pour venir à bout de l’Espagnol Albert Ramos-Vinolas (7-5 6-4 7-6 en 2 h 15), Stan Wawrinka a souligné des «trous sur le plan mental» en cours de match. Des baisses de régime intracrâniennes, sous forme de chutes de la concentration ou de l’exigence individuelle, qui ont contribué à rendre son tennis plus vulnérable. A croire que la fatigue psychique est davantage préjudiciable qu’un état de fraîcheur physique laissant à désirer. Ancien capitaine des Bleus en Coupe Davis, Guy Forget tente de nous éclairer. «Le joueur de tennis dispute un combat qui est à la fois physique et mental, débute-t-il. Reste que c’est la tête qui commande les muscles et qui est censée distiller des ordres rapides et positifs.» A partir du moment où cette voie intérieure fonctionne au ralenti ou est entrecoupée de signaux négatifs, une mauvaise spirale s’installe dans l’esprit du protagoniste. «Normalement, un professionnel doit être capable de faire face à toute sorte de situation. Le mental doit toujours trouver la parade. Si on devient sujet à l’agacement, si on se laisse influencer par des paramètres extérieurs tels que les conditions climatiques, les spectateurs ou autres désagréments, c’est qu’on est fatigué nerveusement», poursuit le Français. La bataille, aussi bien contre l’adversaire que contre soi-même, se complique. «On sort du match et on perd en efficacité, même lorsque l’on est le meilleur athlète du monde.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.