Une seconde vie pour la petite balle jaune

Une bonne dizaine de clubs de tennis sur les 33 que compte le canton participe à ce recyclage des balles jaunes.

Une bonne dizaine de clubs de tennis sur les 33 que compte le canton participe à ce recyclage des balles jaunes. Image: TDG

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Le tennis, ça vous dit quelque chose, bien sûr. Mais se soucie-t-on de la vie d’après des petites balles jaunes? Car à force d’être frappées par les joueurs, elles s’usent et se dégonflent. Alors, invariablement, elles terminent à la poubelle. Mais cette triste fin n’est plus une fatalité, grâce à l’Association Régionale Genève Tennis (ARGT). «En France, on recycle depuis longtemps les balles de tennis, explique Christiane Jolissaint, vice-présidente de l’ARGT, responsable juniors et membre du comité central de Swiss Tennis. Et chez nous, on y pensait aussi. Le projet s’est concrétisé à la fin de l’année dernière.»

Brûlées à 2000 degrés

Pour passer du jaune au «vert» soit devenir compatibles avec le développement durable, les balles sont tout d’abord récupérées et stockées dans les clubs de tennis. «Pour l’instant, une bonne dizaine, sur les 33 que compte le canton, participe à notre action, mais ce sont les plus grands clubs», poursuit-elle.

Pour ce faire, les clubs commandent des sacs spéciaux qui peuvent contenir jusqu’à 360 balles. Les premiers sont offerts, les suivants sont payants, mais l’ARGT participe aux frais. À noter que les tubes contenant les balles peuvent aussi être recyclés. Puis l’entreprise genevoise Serbeco, spécialisée dans le traitement des déchets, vient prendre livraison. Ces objets sont alors déchiquetés et transformés en granulés, qui finissent ensuite dans une cimenterie vaudoise, où ils sont brûlés à 2000 degrés.

Le geste vous semble anodin? Il faut pourtant savoir que chaque année, dans chaque club, des milliers de balles frappées par les quelque 20 000 membres passent à la poubelle. «Environ 6000 selon Eric Rodgers, directeur du TC Eaux-Vives. Et il y a tous les autres clubs», souligne la vice-présidente de l’ARGT. Le TC Onex vient d’ailleurs d’adhérer à cette action antigaspi: «On a présenté le projet devant les membres lors de notre assemblée générale: l’engouement était plus que positif», rapporte le président du club, Cédric Richard, dans le dernier numéro de «Onex Magazine».

L’apport d’Espace Entreprise

Pour faire passer le message auprès des clubs, l’ARGT a pu compter sur un partenaire de qualité, l’Espace Entreprise. «Les apprentis des écoles de commerce genevoises, qui préparent chez nous leur CFC (ndlr: certificat fédéral de capacité), doivent faire un stage pratique, explique Laurence Fabry Lorenzini, formatrice. Nous leur avons demandé de travailler sur toute l’information autour de ce projet.»

Ces jeunes, âgés de 15 à 18 ans, ont donc réalisé des flyers, une bande dessinée ainsi qu’un film retraçant toutes les étapes du processus de recyclage des balles, avant d’aller présenter le projet dans les clubs genevois. «Pour nous, il est intéressant que ces jeunes apprennent à prendre la parole en public. Dans le cadre de ce projet, ils ont pu travailler toutes les compétences professionnelles et, en plus, ils ont été sensibilisés au développement durable. Ils préparent également une enquête de satisfaction auprès des clubs pour la rentrée de septembre, afin de savoir pourquoi ils participent ou non à ce projet.»

Une action que Christiane Jolissaint rêve maintenant d’étendre à tous les clubs de tennis helvétiques. (TDG)

Créé: 03.07.2018, 20h05

Le problème

Dans chaque club de tennis, des milliers de balles finissent à la poubelle chaque année. Les matériaux avec lesquels on les confectionne sont pourtant recyclables. Une balle jaune se compose de deux demi-sphères de caoutchouc et d’une enveloppe de feutre plaquée à l’aide d’une colle liquide. Un produit chimique injecté à l’intérieur, qui libère ensuite un gaz, permet d’assurer la bonne pression.

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