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ÉtudeContre les virus, le papier mieux que le sèche-main

Si les mains sont mal lavées, le papier est plus efficace pour enlever les germes récalcitrants que le sèche-main.

Une femme s'essuie les mains dans un hôpital de Hong Kong le 4 février 2020.
Une femme s'essuie les mains dans un hôpital de Hong Kong le 4 février 2020.
AFP

En ces temps d'épidémie, mieux vaut utiliser du papier pour s'essuyer les mains qu'un sèche-main électrique, moins efficace pour se débarrasser des pathogènes ratés par le lavage, selon une étude présentée vendredi.

Les autorités sanitaires internationales répètent depuis le début de l'épidémie du nouveau coronavirus l'importance cruciale de se laver les mains régulièrement avec de l'eau et du savon. Les mains que l'on porte très souvent au visage, puis avec lesquelles on touche poignées de portes ou robinets, sont en effet un vecteur majeur de transmission des pathogènes.

Les auteurs d'une étude qui devait être présentée cette semaine à Paris au Congrès européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses, annulé pour cause de Covid-19, concluent que si les mains sont mal lavées, le papier est plus efficace pour enlever les germes récalcitrants.

Le papier, moyen privilégié

Même si les expériences n'ont pas utilisé le Sars-Cov-2, «nous estimons que nos résultats sont pertinents pour le contrôle du nouveau coronavirus», ont indiqué les auteurs menés par Ines Moura, de l'université de Leeds. «Les serviettes en papier devraient être le moyen privilégié pour se sécher les mains, pour réduire le risque d'une contamination et de propagation».

Pour cette étude, les mains de quatre volontaires ont été contaminées par un bactériophage (un virus qui s'attaque aux bactéries mais pas aux humains). Sans se laver les mains (pour simuler un mauvais lavage de mains), ils se sont ensuite essuyés avec du papier ou un sèche-main dans les toilettes d'un hôpital, avant d'aller toucher des poignées de porte, des rampes d'escaliers, des téléphones ou des stéthoscopes.

Les deux méthodes permettent de réduire la contamination des mains. Mais sur 10 des 11 surfaces testées, la méthode par l'air chaud soufflé a laissé «une contamination environnementale plus importante». La contamination des surfaces touchées était ainsi en moyenne dix fois supérieure après le sèche-main qu'après la serviette en papier.

Une étude plus critique

Pour Paul Hunter, professeur de l'université d'East Anglia non impliqué dans cette expérience, cette étude renforce surtout l'importance «de se laver les mains de manière adéquate pour enlever le plus possible de virus avant de s'essuyer».

Un autre scientifique s'est montré plus critique. «Cette étude n'est ni surprenante ni particulièrement utile dans la bataille contre le Covid-19», a estimé le Dr Simon Clarke, de l'Université britannique de Reading, soulignant que l'important pour se débarrasser du virus était le savon, pas utilisé dans cette étude.

AFP

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