Passer au contenu principal

EtudeTatouages: des allergies à cause des aiguilles

Après l'encre, les aiguilles des tatoueurs sont suspectées de susciter des allergies, selon des chercheurs français.

Image d'illustration.
Image d'illustration.
AFP

Après l'encre, les aiguilles : une équipe internationale de chercheurs a montré que des particules du métal des aiguilles utilisées lors de tatouages pouvaient migrer dans le corps, au risque de provoquer des allergies.

«Les particules de chrome et de nickel provenant de l'abrasion d'aiguilles de tatouage migrent vers les ganglions lymphatiques», relève une équipe de chercheurs, dont certains venus de Grenoble, dans une étude publiée mardi dans la revue spécialisée Particle and Fiber Toxicology. Le nickel et le chrome de ces aiguilles peuvent provoquer des réactions d'hypersensibilité et «peuvent donc jouer un rôle dans les allergies au tatouage».

Les réactions indésirables liées à cette mode, à laquelle ont adhéré 18% des Français de plus de 18 ans, sont devenues courantes, relèvent les auteurs de l'étude. Si les pigments utilisés sont régulièrement mentionnés pour expliquer les allergies au tatouage, c'est la première fois que le rôle des aiguilles des tatoueurs est ainsi relevé.

Phénomène mécanique

Rien à voir avec un éventuel manque d'hygiène. C'est un phénomène mécanique qui existe seulement «lorsque l'encre de tatouage contient du dioxyde de titane (présent dans les couleurs vives des tatouages comme le vert, le bleu ou le rouge)», mais pas «avec l'encre noire de carbone».

Selon Ines Schreiver, première auteure de l'étude, «l'impact exact sur la santé» des tatouages ne peut pas toutefois être encore mesuré. «Ce sont des effets à long terme qui ne peuvent être évalués que par des études épidémiologiques qui surveillent la santé de milliers de personnes sur des décennies».

L'équipe qui a mené cette étude est dirigée par des chercheurs de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques. Elle comprend aussi des scientifiques du synchrotron européen de Grenoble (Isère) et plusieurs instituts et universités allemandes.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.