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Sur Mars, InSight prend des photos

La sonde s'est posée lundi sur la planète rouge et a commencé à envoyer des clichés depuis sa zone d’atterrissage.

Arrivé lundi sur Mars, l'atterrisseur InSight de la Nasa semble en bon état après son périple interplanétaire. Les ingénieurs de l'agence spatiale américaine se préparent à actionner son bras robotique mais avancent prudemment.

L'atterrisseur s'est posé sur une surface légèrement inclinée. Pas de quoi l'empêcher de mener à bien sa mission scientifique, a néanmoins rassuré vendredi l'agence spatiale américaine. «Le véhicule se trouve légèrement incliné (environ 4 degrés), dans un cratère peu profond rempli de poussière et de sable», explique la Nasa dans un communiqué.

«Nous ne pourrions pas être plus heureux», a commenté le chef du projet InSight, Tom Hoffman. «Il n'existe pas de plateformes ou de pistes d'atterrissage sur Mars. Se poser à un endroit qui est fondamentalement un grand bac à sable, dénué de grosses pierres, devrait faciliter le déploiement des instruments».

InSight est équipé de deux appareils photos en couleurs et a déjà envoyé sur Terre six clichés depuis qu'il s'est posé lundi à 19h52 et 59 secondes en horaire GMT. Il restera immobile pour les deux ans de sa mission, et les images envoyées jusqu'à présent sont prises du même angle par chaque appareil.

Elles montrent un ciel dégagé et une surface apparemment plane devant l'engin, même si des poussières obscurcissent pour l'instant les images prises depuis la caméra fixée sur sa plateforme. Mais la protection transparente de la lentille va être retirée, ce qui permettra bientôt de prendre des images claires.

InSight est équipé d'un bras articulé robotique, au bout duquel se trouve une pince à cinq doigts. Cette pince servira à prendre et à déposer les deux instruments d'InSight sur le sol martien, dans les trois prochains mois.

Pour l'instant, les ingénieurs de la Nasa ont commencé à légèrement relâcher la tension de la pince, avec des résultats probants, selon deux photos datées de mardi et diffusées jeudi, qui montrent que la pince a bougé.

Recharger les batteries

La Nasa n'a pas donné d'autres informations sur l'état des instruments. Elle a seulement indiqué lundi soir que les panneaux solaires s'étaient correctement dépliés et avaient commencé à recharger les batteries d'InSight, dont c'est la seule source d'énergie. La puissance est de 600 à 700 watts par beau temps, soit de quoi alimenter un robot-mixeur de cuisine, mais cela suffit amplement, selon la Nasa.

A Paris, le Centre national d'études spatiales, qui a développé l'instrument principal, le sismomètre SEIS, s'en remet à la Nasa pour communiquer sur l'état des instruments. «Il faudra encore attendre plusieurs jours pour connaître l'état précis du sismomètre mais cela se présente bien», dit-on à l'AFP. «Tout semble normal pour le moment».

Dans les prochains jours, le bras robotique devrait commencer à être actionné. L'appareil photo qui y est fixé pourra alors capturer l'image des environs immédiats d'InSight, et confirmer qu'un emplacement plat et sans pierres est disponible devant l'engin pour y déposer les instruments.

(AFP)

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