Passer au contenu principal

RechercheDu manioc OGM créé à Zurich défie un virus dévastateur

Des chercheurs de l'EPFZ ont mis au point une nouvelle variété de cette racine afin qu'elle résiste à deux graves maladies virales.

Les chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont développé une nouvelle variété de manioc résistant à deux graves maladies virales. Le manioc est une des plus importantes plantes nourricières des pays tropicaux, en particulier en Afrique, au Sud du Sahara. Plusieurs virus menacent sa culture et donc la base alimentaire de centaines de millions de personnes, rappelle le communiquéde l'EPFZ publié mercredi.

Les chercheurs zurichois, sous la direction du professeur Wilhelm Gruissem et son assistant Hervé Vanderschuren ont développé, à l'aide de la technologie génétique, une nouvelle variété de manioc résistant au très redouté "Cassava Brown Streak Virus". Ce virus contamine les racines comestibles, riches en amidon, et les rend impropres à la consommation. Le virus, originaire de l'Afrique de l'Est, menace maintenant de se propager vers l'Afrique centrale et de l'Ouest.

Les chercheurs ont utilisé la variété nigériane de manioc TME-7, également connue sous le nom de "Oko-iyawo". Elle est naturellement résistante au virus du manioc dit " mosaïque", un autre virus qui met sérieusement en péril la production de l'ensemble de l'Afrique. La résistance naturelle à ce virus ne va pas changer après la modification génétique contre le virus Cassava, selon le professeur Wilhelm Gruissem.

Mouche blanche en cause

Ce virus est vraisemblablement répandu par l'intermédiaire de la mouche blanche, lat. Bemisia tabaci qui propage également le virus mosaïque. Cet insecte minuscule suce la sève de la plante et introduit ainsi les virus dans la plante de manioc. La mouche blanche est de plus en plus répandue depuis ces dernières décennies et elle menace plus que jamais les cultures de manioc.

Combattre la mouche est très difficile, même si les paysans africains arrivent à se procurer des pesticides. "C'est pourquoi protéger le manioc contre les virus grâce aux modifications génétiques est beaucoup plus efficace et moins dommageable pour l'environnement", a déclaré Gruissem Il ne reste plus qu'à tester la nouvelle variété de manioc en Afrique, en plein champ.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.