Un laboratoire traque les gaz à effet de serre

Canton de ZurichAgroscope veut déterminer les quantités de gaz hilarant qui s'échappent des parcelles en fonction de différents types de cultures.

Lauryn McLoughlin et Ully Kritzler de l'Université de Manchester mesurent près de Zurich les émissions de protoxyde d'azote.
Vidéo: Keystone

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L'azote contenu dans les engrais ne va pas que dans les plantes. Une partie s'échappe dans l'atmosphère sous forme de gaz hilarant, ou protoxyde d'azote. Des chercheurs d'Agroscope mesurent sur des parcelles près de Zurich les émissions de ce gaz à effet de serre.

Le but de l'expérience est de déterminer les quantités de gaz hilarant qui s'échappent des parcelles en fonction de différents types de cultures, a expliqué à Keystone-ATS Marcel van der Heijden, responsable du projet chez Agroscope. Il s'agit notamment d'agriculture conventionnelle, biologique ou de semis direct (sans labour).

Le protoxyde d'azote (N2O) est un puissant gaz à effet de serre qui contribue pour près de 10% au réchauffement de la planète. Agroscope est chargé de fournir des données pour l'inventaire national des émissions de gaz à effet de serre. Or jusqu'ici, on ne disposait pour le gaz hilarant que de données basées sur des échantillons analysés ensuite en laboratoire.

Exprès de Manchester

Le laboratoire roulant installé dans un fourgon permet aux scientifiques de la station fédérale de recherches d'effectuer des mesures immédiates, en continu et in situ, précise M. van der Heijden. L'engin est venu tout exprès de Manchester (GB) pour une semaine de relevés.

Depuis dimanche, les chercheurs ont placé sur plusieurs parcelles ayant reçu de l'engrais des cylindres reliés à des tuyaux reliés au laboratoire. «On sait qu'après avoir déversé de l'engrais, les émissions de gaz hilarant augmentent dans un premier temps puis diminuent au bout de deux ou trois jours», ajoute le spécialiste.

Le fait que l'azote s'échappe sous forme de gaz est une perte pour la plante et pour l'agriculteur, poursuit M. van der Heijden. Les chercheurs espèrent par conséquent déterminer quelle forme de culture est la plus profitable et la moins nuisible pour le climat, tout en sachant que ces émissions ne sont qu'un des nombreux aspects à prendre en considération par les agriculteurs. (ats/nxp)

Créé: 15.05.2019, 10h38

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