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Une équipe genevoise découvre que les mauvais rêves nous servent à gérer l'anxiété

Les rêves qui causent un sentiment de peur n'ont pas que des aspects négatifs. Ils servent à contrôler plus efficacement l'angoisse dans la vie réelle, révèle une étude.

Pedrofigueras / Pixabay

Les mauvais rêves qui causent un sentiment de peur n'ont pas que des aspects négatifs. Ils servent à contrôler plus efficacement l'angoisse dans la vie réelle. Ce lien a été fait par les laboratoires de la professeure Sophie Schwartz (Unige) et du professeur Giulio Tononi (Université de Wisconsin).

Le rêve permet de mieux réagir à des situations effrayantes, ont indiqué lundi l'Université de Genève (UNIGE) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Cette étude, à lire dans la revue «Human Brain Mapping», pourrait ouvrir à la voie à de nouvelles méthodes thérapeutiques pour combattre l'anxiété à l'aide du rêve.

Pour parvenir à ce constat, le fonctionnement du cerveau de 18 personnes pendant leur sommeil a été étudié. À chaque réveil, ces personnes devaient dire si elles avaient rêvé et si elles avaient ressenti de la peur. Les chercheurs ont ainsi pu déterminer les régions cérébrales qui étaient activées lors d'un mauvais rêve.

Mieux affronter les dangers

Ils ont pu remarquer que certaines mêmes régions étaient sollicitées lors d'une situation angoissante pendant l'éveil. Les personnes participant à l'expérience ont ensuite été confrontées à des images négatives. Celles qui avaient ressenti de la peur dans leurs rêves réagissaient alors avec moins d'émotions que les autres.

«Les rêves peuvent être considérés comme un véritable entraînement de nos futures réactions et peuvent potentiellement nous préparer à affronter les dangers», fait savoir Lampros Perogamvros, chercheur au département de neurosciences fondamentales de l'UNIGE et chef de clinique scientifique au Centre de médecine du sommeil des HUG.

Ces recherches pourraient ouvrir la voie au développement de thérapies contre les troubles anxieux, grâce au rêve. Il est ici question de mauvais rêves et non pas de cauchemars. Ces derniers se caractérisent en effet par des niveaux de peur excessifs qui perturbent le sommeil et ont un impact négatif au réveil.

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