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EPFL: un centre pour les panneaux solaires à Dakar

Des chercheurs de l'école polytechnique vaudoise ont fondé au Sénégal un centre pour tester des composants photovoltaïques.

L'EPFL comporte sur ses toits de nombreux panneaux solaires.
L'EPFL comporte sur ses toits de nombreux panneaux solaires.
Keystone

En collaboration avec l'Ecole supérieure polytechnique de Dakar, des chercheurs de l'EPFL ont fondé au Sénégal un centre pour tester des composants photovoltaïques. Cela permet notamment de déterminer la qualité, pas toujours très bonne, du matériel vendu sur place.

L'utilisation de l'énergie photovoltaïque reste marginale au Sénégal, malgré un taux d'ensoleillement parmi les plus élevés au monde. En cause: la médiocre fiabilité de nombreux modules présents sur les marchés locaux.

Les pays africains héritent en effet en quantité de dispositifs photovoltaïques défaillants et de piètre qualité, émanant de Chine en particulier. Par conséquent, ni les communautés, ni les particuliers ne font confiance à cette technologie, qu'ils jugent peu fiable.

A l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), des membres du Laboratoire de photovoltaïque (PV-Lab), soutenus par le programme de promotion des énergies renouvelables REPIC de la Confédération, ont donc décidé de créer à Dakar un centre de test des modules photovoltaïques.

Trois missions

Baptisé CT2S, le centre a trois missions. Tout d'abord, permettre aux entreprises et aux particuliers de venir tester les modules photovoltaïques trouvés sur le marché. L'idée étant à terme d'établir un label de qualité.

Deuxièmement, CT2S vise à former des électriciens et agents travaillant dans ce domaine au Sénégal, pour conseiller les usagers et garantir les meilleures pratiques pour la mise en place et le maintien des infrastructures solaires.

Enfin, le centre a pour vocation de mener à bien différentes recherches en matière de fiabilité des modules solaires dans les conditions climatiques sub-sahariennes. Une étudiante a d'ailleurs déjà commencé à travailler au centre sur une thèse de doctorat.

Pour l'EPFL, le centre représente la possibilité d'accéder à des données sur ces régions au climat très différent du nôtre. «Aujourd'hui, il est très difficile d'obtenir des données de terrain fiables et suffisamment documentées», indique Nicolas Wyrsch, chercheur au PV-Lab, cité mercredi dans un communiqué de l'EPFL.

Quatre employés

Pour l'instant, le centre compte quatre employés. Au début de l'été, il a été inauguré en présence des principaux acteurs institutionnels des énergies renouvelables de la région et de l'ambassadrice de Suisse au Sénégal.

Une part importante du financement est assurée par Meridiam, une société privée d'investissement française propriétaire d'installations solaires au Sénégal, et par le Centre de recherches pour le développement international au Canada. Ce financement est principalement dédié à la formation de 200 techniciens et agents et au renforcement de la plateforme technique.

À terme, le centre devra trouver ses propres sources de financement. L'idée serait ensuite de promouvoir la technologie solaire dans toute l'Afrique subsaharienne.

«Nous avons déjà des contacts avec d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, pour y établir des centres similaires», explique Nicolas Wyrsch. «Nous pensons que ces centres pourront rétablir la confiance des gens envers le photovoltaïque», conclut le spécialiste

(ats)

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