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SciencesUne découverte de l'Unige changera la vie en réseau

Des chercheurs genevois et français ont découvert l’ytterbium, une matière capable de stocker et protéger la fragile information quantique.

Selon les chercheurs, l’ytterbium, est capable de stocker et protéger la fragile information quantique. (Image prétexte)
Selon les chercheurs, l’ytterbium, est capable de stocker et protéger la fragile information quantique. (Image prétexte)
Keystone

L'ytterbium, une terre rare du tableau périodique des éléments, pourrait devenir la star de la communication quantique. Des chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE) ont découvert que ses caractéristiques permettent de stocker et de répéter le signal quantique rapidement.

Les résultats de leurs recherches menées en collaboration avec le Centre national de recherche scientifique (CNRS), en France, sont publiés dans la revue «Nature Materials», indique lundi l'UNIGE dans un communiqué. Cette découverte pourrait établir les prémices d'un réseau quantique mondial.

La communication et la cryptographie quantiques sont l'avenir de la communication hautement sécurisée. Un défi majeur consiste à créer des mémoires capables de stocker l’information quantique portée par la lumière, souligne l'UNIGE. Selon les chercheurs genevois et français, l’ytterbium, est capable de stocker et protéger la fragile information quantique, tout en fonctionnant à des fréquences élevées.

Pour des mémoires

Les scientifiques se penchent actuellement sur la fabrication de mémoires quantiques capables de répéter le signal en capturant les photons et en les synchronisant entre eux afin de les diffuser toujours plus loin. Reste à trouver le matériau approprié pour confectionner ces mémoires quantiques.

«Toute la difficulté est de trouver un matériau capable d’isoler l’information quantique portée par les photons des perturbations environnementales pour que l’on puisse les retenir environ une seconde et les synchroniser entre eux», explique Mikael Afzelius, chercheur au Département de physique appliquée de la Faculté des sciences de l’UNIGE. C'est là que l'ytterbium entre en jeu.

«Un point magique»

En soumettant cette terre rare à des champs magnétiques très précis, les physiciens de l’UNIGE et du CNRS ont découvert qu'elle entre dans un état d’insensibilité qui la coupe des perturbations de son environnement et qui permet de piéger le photon pour le synchroniser. Ils ont aussi réussi à identifier «un point magique» qui permet d'augmenter d'un facteur 1000 les temps de cohérence des atomes d'ytterbium, tout en travaillant à des hautes fréquences.

«Ce matériau ouvre un nouveau champ des possibles dans la création d’un réseau quantique mondial et souligne l’importance de poursuivre des recherches fondamentales en parallèle à des recherches plus appliquées, comme la création d’une mémoire quantique», conclut Mikael Afzelius.

ats

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