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Une soirée sur la reconstruction mammaire

Les techniques ont beaucoup évolué. Les femmes et leur entourage sont invités à les découvrir.

Dre Eva Rüegg, Spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, HUG
Dre Eva Rüegg, Spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, HUG

Le cancer du sein concerne une femme sur huit; à Genève, près de 450 cas se déclarent chaque année. Ce mois, le Centre du sein des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) organise divers événements destinés à informer les patientes, le grand public et les professionnels. Parmi eux, une soirée sera consacrée à la reconstruction mammaire. Les femmes atteintes d’un cancer et leur entourage pourront découvrir les nouvelles techniques, en parler avec des professionnels et rencontrer des femmes ayant bénéficié d’une reconstruction.

«Le traitement du cancer du sein passe par la chirurgie, rappelle la Dre Eva Rüegg, médecin adjointe du Service de chirurgie plastique, reconstructive et esthétique des HUG. Si possible, on tente de garder le sein en enlevant la tumeur (tumorectomie). Mais dans 25 à 30% des cas, parce que le sein est petit, la tumeur grande ou parce qu’il existe plusieurs îlots de tumeur, le sein doit être retiré (mastectomie).»

Cette amputation représente une souffrance parfois difficile à supporter, relève le médecin. Désormais, à Genève, 60% des patientes demandent une reconstruction mammaire, remboursée par l’assurance-maladie. Pourquoi 60%? «Ce taux est élevé en comparaison mondiale. Parfois, la reconstruction n’est pas indiquée, par exemple si une radiothérapie doit suivre la chirurgie. Et parfois, les femmes ne se sentent pas prêtes.»

Désormais, la reconstruction peut se faire durant la même opération que le retrait du sein. Trois techniques sont proposées. La première et la plus courante consiste à poser un implant mammaire. «On pose des prothèses en gel de silicone depuis 1963; elles ont beaucoup changé et offrent une bonne sécurité», assure Eva Rüegg. La reconstruction peut aussi se faire à l’aide des tissus de la patiente: on lui prélève de la graisse et de la peau du ventre. Ou, et c’est la troisième option, du dos. «Cette reconstruction autologue donne un résultat plus souple et évolue bien à long terme. Le sein vieillit comme un sein naturel et la patiente n’a pas à prévoir une opération de plus, comme c’est le cas pour le changement d’une prothèse. Mais cette technique impose une cicatrice supplémentaire.» Comment choisir? «La décision est très personnelle, nous voyons les patientes plusieurs fois pour les guider au mieux.» Vient ensuite le temps des retouches. La reconstitution du mamelon, à l’aide de lambeaux locaux sur le sein reconstruit et d’une greffe de peau prélevée à la racine de la cuisse, intervient quatre à six mois plus tard. L’ensemble du processus dure environ un an. Si une radiothérapie provoque une rétractation de la poitrine, il est encore possible de remodeler le sein. Au total, les HUG réalisent 200 interventions de reconstruction mammaire par an.

Soirée du mercredi 11 octobre: de 18 h à 21 h, Centre de l’innovation, bâtiment Julliard, 17, rue Alcide-Jentzer. Inscriptions karin.uelfeti@hcuge.ch ou 022 372 80 12

Stands d’information: la Fondation genevoise pour le cancer du sein, la Ligue genevoise contre le cancer et le Centre du sein tiendront des stands d’information et d’échange le samedi 14 octobre, de 8 h à 17 h 45, au centre M-Parc La Praille et mardi 17 octobre, de 11 h 30 à 14 h 30, dans le hall d’entrée de la Maternité des HUG.

Journée scientifique du mercredi 18 octobre: de 13 h à 18 h, le Centre du sein organise un colloque destiné aux professionnels de la santé sur les nouvelles approches thérapeutiques.

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