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Cancer du seinLe jeûne nocturne réduit le risque de rechute

Il y aurait 36% de chance de réapparition de la tumeur en mangeant la nuit.

Une patiente fait une mammographie dans un hôpital français. Illustration.
Une patiente fait une mammographie dans un hôpital français. Illustration.
AFP

Les femmes en rémission d'un cancer du sein qui mangent pendant la nuit augmentent de 36% le risque de réapparition de leur tumeur. Telle est la conclusion d'une étude publiée jeudi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

«Prolonger l'intervalle du jeûne nocturne pourrait être une stratégie simple sans médicament de réduire le risque de récurrence du cancer du sein et d'autres cancers», estime Catherine Marinac, chercheuse au centre du cancer Moores de l'Université de Californie à San Diego, principal auteur.

Selon elle, de précédentes études «se sont penchées sur le régime alimentaire pour la prévention du cancer, mais le moment des repas pourrait aussi importer car cela semble avoir un effet sur le métabolisme».

Moins d'heures de sommeil

Ces femmes qui mangent pendant la nuit connaissent également une probabilité accrue de décès par rapport aux patientes qui restent plus de treize heures sans consommer de nourriture entre le moment de se mettre au lit et le petit déjeuner, ont déterminé les chercheurs de la faculté de médecine de l'université de Californie.

Ils ont également observé que le fait de passer quelques heures de moins chaque nuit sans manger s'accompagnait d'un sommeil réduit et de niveaux plus élevés d'hémoglobines glyquées, qui est une mesure des taux moyens de sucre dans le sang.

Ces observations confortent les résultats d'autres études. Ces dernières ont établi que des taux élevés de cette hémoglobine et un manque chronique de sommeil sont liés à un risque accru de cancer du sein. Ainsi une recherche publiée en avril 2015 montrait que des nuits trop courtes s'accompagnaient souvent d'une glycémie trop élevée.

Diabète 2 et maladies cardiovasculaires

L'étude publiée jeudi se fonde sur des données collectées entre 1995 et 2007 auprès de 2413 femmes non-diabétiques en rémission d'un cancer du sein et âgées de 27 à 70 ans. «Si de futurs essais cliniques confirment qu'un jeûne nocturne prolongé améliore la santé du métabolisme, cette découverte serait alors importante pour réduire le risque de cancers, de diabète de type 2 (adulte) et les maladies cardiovasculaires», pointe Ruth Patterson, responsable du programme de prévention du cancer au centre Moores.

ats

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