Il faut mieux contrôler les piqûres de tique

SuisseUn contrôle régulier de la piqûre d'une tique peut aider à reconnaître assez tôt la borréliose par exemple, pour laquelle il n'existe pas de vaccin.

Seul un quart des personnes effectue un contrôle après une piqûre de tique.

Seul un quart des personnes effectue un contrôle après une piqûre de tique. Image: ZHAW

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Une application de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) aide les personnes piquées par une tique à localiser après quelque temps l'endroit touché et de contrôler les symptômes. Or seul un quart des personnes effectue ce contrôle, déplore la ZHAW.

Cinq jours après la piqûre, l'application «Tique» invite à contrôler une première fois l'épiderme. 36% des personnes suivent cet appel, explique la ZHAW jeudi dans un communiqué. Après 28 jours, le 3e et dernier contrôle des symptômes n'est plus effectué que par 25% des utilisateurs de l'application.

Un contrôle régulier de la piqûre peut aider à reconnaître assez tôt la borréliose par exemple. Contrairement à la méningo-encéphalite à tiques, il n'existe pas de vaccin contre la borréliose, ou maladie de Lyme. Un traitement précoce aux antibiotiques peut empêcher la progression de la maladie, qu'elle devienne chronique et cause des dégâts au système nerveux, aux articulations et muscles.

Dans un tiers des cas, un érythème migrateur - une rougeur autour de la piqûre - peut apparaître à un stade précoce de la borréliose. L'application aide à reconnaître celle-ci. Le contrôle systématique des symptômes recèle beaucoup de potentiel en matière de prévention, estime Werner Tischhauser, collaborateur scientifique qui a participé au développement de l'application.

Modèle spatial

Depuis son lancement en 2015, 20'000 piqûres ont été saisies. Les données profitent également à la recherche: ces deux années à venir, elles seront utilisées pour développer un modèle de dynamique spatiale du risque de tiques.

Des aperçus quotidiens grâce à des systèmes d'information géographique, d'intelligence artificielle et d'expertises en biologie doivent réduire le risque de maladies transmises par les tiques. Ceci peut par exemple aider les enseignants à planifier des projets scolaires en forêt, écrit la ZHAW. (ats/nxp)

Créé: 09.05.2019, 10h33

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