Le centre de contrôle de l’Hôpital ouvre ses portes

SantéReportage dans l’antre des services techniques des HUG, dont l’emplacement est tenu secret pour des questions de sécurité.

Les ordinateurs du centre de contrôle donnent un accès direct aux secteurs sensibles des HUG, des circuits de plusieurs centaines d’enceintes réfrigérées pour produits biomédicaux aux vannes de chauffage de la maison, en passant par l’héliport.

Les ordinateurs du centre de contrôle donnent un accès direct aux secteurs sensibles des HUG, des circuits de plusieurs centaines d’enceintes réfrigérées pour produits biomédicaux aux vannes de chauffage de la maison, en passant par l’héliport. Image: Lucien Fortunati

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Les schémas des tunnels des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) côtoient des plans des circuits électriques ou de chauffage thermique de l’institution. Des tableaux des ascenseurs du site de Cluse-Roseraie s’affichent aux côtés de téléphones ou de talkies-walkies. Une trentaine d’écrans sont allumés, prêts à sonner dès qu’un congélateur surchauffe ou qu’une fumée est détectée. Ils veillent au bon déroulement de la ville dans la ville 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Bienvenue dans l’antre caché du centre de contrôle des HUG. Aucune plaque n’indique son existence, ni à l’accueil des HUG ni encore moins devant le bâtiment qui l’abrite, sécurité oblige. Une mesure prise d’autant plus au sérieux que l’an dernier, des hôpitaux britanniques ont été mis à mal par des cyberattaques.

Les ordinateurs du centre de contrôle donnent un accès direct aux secteurs sensibles des HUG, des circuits de plusieurs centaines d’enceintes réfrigérées pour produits biomédicaux aux vannes de chauffage de la maison, en passant par l’héliport. Le centre de contrôle? Discret mais central, celui qui répond si on compose le numéro interne de service technique. Dix-sept agents s’y relayent, toujours en équipes de deux ou trois au minimum. Ils surveillent en permanence et s’activent au moindre pépin technique.

Un ascenseur bloqué? Une fenêtre qui ne ferme plus? Un souci sanitaire? Une détection de fumée? Autant de missions pour les 17. De nuit ou pendant les vacances, quand tout le monde est absent, eux sont en nombre. De jour, ils peuvent compter sur la présence de spécialistes et déléguer. On les surnomme le «couteau suisse des HUG». Le petit groupe – beaucoup sont des électriciens – doit être capable de répondre à des tâches particulièrement variées, mécaniques, électriques et numériques (même si les bugs informatiques et les soucis de téléphonie ne sont en théorie pas de leur ressort).

Le centre est soigneusement protégé des regards, mais ses missions peuvent être anodines. Elles portent aussi bien sur la réparation de cintres tordus dans un distributeur de vêtements que sur le remplacement d’un disjoncteur ou sur la surveillance de la centrale thermique des HUG. Un large éventail de connaissances est requis. «En moyenne, il faut compter deux ans pour qu’un nouveau salarié soit complètement autonome», indique Gilles Gueissaz, responsable du centre.

Les incidents sérieux sont rares, les fausses alertes courantes. «Des enfants appuient souvent sur le bouton d’alarme de l’ascenseur ou un fumeur se laisse tenter par une cigarette à l’intérieur, indique Gilles Gueissaz. On doit toujours réagir et rester vigilant.» Chaque nuit, deux représentants du centre de contrôle partent en tournée, à travers la dizaine de kilomètres de sous-sols du site de Cluse-Roseraie. Ils les sillonnent à bicyclette pour vérifier que tout fonctionne, en moins de deux heures. Jusqu’à présent, aucun incident technique majeur n’a été signalé. (TDG)

Créé: 01.06.2018, 17h51

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