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Le logo qui ne vieillit pas et dit tout en un clin d’œil

Le clown qui tient les lettres du nom du cirque en équilibre sur son genou a été créé en 1956 par le Bâlois Herbert Leupin. Ludique, coloré et graphique, il résiste à toutes les modes.

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Elle nous accompagne depuis toujours, au point de nous faire retomber en enfance à chaque fin d’été. Et pour cause: cette affiche grand format est placardée dans le canton quand sonne l’heure de la rentrée des classes et de l’arrivée du Cirque Knie. Deux événements indissociables à Genève pour beaucoup de citoyens.

Cette publicité résiste aux ans, à toutes les modes, à tous les codes, ce qui est plutôt rare. Elle est donc intemporelle! C’est le graphiste bâlois Herbert Leupin qui l’a réalisée, en 1956. L’homme n’en est alors pas à son coup d’essai. Il a déjà derrière lui une très belle carrière d’affichiste et une reconnaissance qui dépasse largement les frontières. On lui doit de nombreuses campagnes publicitaires qui ont marqué les esprits, notamment celles pour les eaux minérales Eptinger, pour Bell, Ford, Suchard, PKZ ou Coca-Cola. Les années cinquante sont la dernière grande décennie de l’affiche suisse, pleines d’optimisme et de modernité.

Herbert Leupin développe à cette époque un style ludique et coloré. Il n’hésite pas à utiliser dans ses créations des collages ou des caractères typographiques, comme c’est le cas ici, avec les quatre lettres blanches et capitales qui se détachent sur fond rouge, comme les quilles d’un jongleur devant un rideau de scène, ou la croix sur le drapeau suisse.

Lors de sa carrière, le Bâlois a réalisé d’autres images pour Knie. Seule celle-ci s’est imposée, jusqu’à devenir le logo du cirque. Pourquoi est-elle devenue pareillement emblématique?

Il faut dire qu’elle est parfaite, en termes de communication visuelle! L’illustration est simple, efficace, vivante: avec son clown qui tient le nom de Knie en équilibre sur son genou, elle délivre en un clin d’œil le message. C’est un cirque, pas n’importe lequel, où il y a de la gaieté.

La position du personnage, de profil, renvoie à certaines fresques antiques. Il n’y a pas là de perspective. Seulement un bras, un corps, un genou plié. Et le regard comprend aussitôt le mouvement.

L’affiche d’Herbert Leupin échappe enfin à la maladie moderne qui est de mettre du texte partout sur une image. Seules les dates de représentations changent sur son bandeau, toujours renouvelé. L’image, elle, reste et se voit de loin!

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