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PhilippinesCinq tonnes d'ivoire détruites en Asie

Les autorités philippines ont commencé vendredi la destruction de cinq tonnes de défenses d'éléphants.

La cérémonie officielle est destinée à prouver la volonté du pays à se débarrasser de sa réputation de plaque tournante en Asie pour le trafic d'ivoire venu d'Afrique.

Un bulldozer a broyé des centaines de défenses disposées sur le parking du Bureau de la protection de la nature, les Philippines devenant ainsi le premier pays en Asie à éliminer ses stocks d'ivoire illégale saisis par la police.

«Cet acte souligne avec force auprès du reste du monde que les Philippines ne toléreront pas le trafic illégal d'animaux sauvages», a déclaré le secrétaire à l'Environnement Ramon Paje.

Ces cinq tonnes proviennent de quelque 13 tonnes d'ivoire saisies par les douanes philippines depuis le milieu des années 90. Les huit tonnes restantes ont disparu, probablement volées au cours des années. La plupart des stocks d'ivoire ont disparu lorsqu'ils étaient entreposés au Bureau des douanes, une agence notoirement corrompue.

Les Philippines sont un des huit pays accusés en mars de ne pas lutter avec détermination contre le trafic d'ivoire, lors de la réunion du comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites).

Commerce international interdit mais en vogue

Ces huit pays comptent trois pays d'origine (Ouganda, Tanzanie, Kenya), trois de transit (Malaisie, Vietnam, Philippines) et les deux principaux marchés (Chine et Thaïlande).

Les objets en ivoire sont notamment prisés en Chine, où ils symbolisent la richesse acquise. Mais les Philippines en sont également friandes, notamment pour les statuettes de saints, dans ce seul grand pays catholique d'Asie.

En Afrique, plusieurs pays ont procédé à des destructions de stocks d'ivoire illégale, en les brûlant notamment, comme le Gabon en 2012. Le commerce international de l'ivoire est interdit depuis 1989. Le trafic a doublé depuis 2007 et plus que triplé depuis 1998, selon un rapport de la Cites et d'autres organisations spécialisées. Il reste, selon ce texte, entre 420'000 et 650'000 éléphants en Afrique.

ats/afp

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