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EtudeDépression chez les ados: gare aux réseaux sociaux

Des chercheurs canadiens ont prouvé que Facebook, Instagram ou Twitter avaient un effet dépressif sur les jeunes.

Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Montréal met en lumière les risques des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents. Le rapport, paru dans le journal scientifique «JAMA Pediatrics», estime que Facebook, Twitter, Instagram et les autres avaient une influence bien plus néfaste que les jeux vidéos.

Les scientifiques canadiens ont mesuré le temps d'exposition et la nature des contenus regardés sur les réseaux sociaux, la télévision, les jeux vidéo et l'ordinateur de 4000 jeunes canadiens. Et ils ont constaté que les ados qui abusaient des réseaux sociaux et de la télévision présentaient plus de symptômes dépressifs que les autres, tels qu'un sentiment d'inutilité et des pensées morbides.

Selon les chercheurs, ces sentiments sont surtout dû au fait que les jeunes consultent beaucoup de sites les encourageant à se comparer aux autres. Ils sont donc plus enclins à avoir une mauvaise estime d'eux-mêmes. «Les médias sociaux et la télévision exposent fréquemment les adolescents à des images d'autres jeunes mieux nantis, comme ceux ayant un corps "parfait", un style de vie plus palpitant ou plus d'argent», souligne l'auteur principal de l'étude, Elroy Boers.

Pire encore: les réseaux sociaux aggravent la situation. Car les jeunes recherchent des informations conformes à leur humeur du moment. Et c'est le cercle vicieux: «plus l'état dépressif influence les choix de visionnage d'un individu, plus on lui suggère et lui fournit des contenus similaires.»

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