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FootballLe danger des chocs à la tête pour les jeunes

Les recherches de deux neurologues suisses réputés montrent que les commotions suite à des chocs à la tête peuvent favoriser la démence .

Faut-il interdire aux enfants de moins de 14 ans de jouer au football également avec la tête?
Faut-il interdire aux enfants de moins de 14 ans de jouer au football également avec la tête?
Keystone

Deux neurologues suisses renommés appellent à des règles plus strictes en football pour les plus jeunes, afin de leur éviter au maximum tout choc à la tête, rapporte la «SonntagsZeitung». Des études soulignent que des commotions cérébrales fréquentes favorisent le développement de la démence. Des chercheurs écossais ont ainsi notamment montré que les footballeurs mourraient 3 fois plus que leurs pairs de maladies neurodégénératives.

«Il serait judicieux d'interdire les tirs de ballon avec la tête dans notre pays, comme aux Etats-Unis, et de renforcer les règles du football pour les jeunes», estime Peter Zangger, l'un des principaux spécialistes des traumatismes cérébraux en Suisse. Il est soutenu par Andreas Meyer-Heim. Le médecin-chef de la seule clinique suisse de neuro-rééducation pour enfants et adolescents à Affoltern am Albis (ZH) constate: «L'interdiction des ballons avec la tête pour les enfants de moins de 14 ans doit être sérieusement envisagée».

Aux États-Unis, l'association de football a interdit les tirs de la tête aux enfants de moins de 10 ans. Jusqu'à 13 ans, cette technique ne doit être utilisée que de manière limitée.

Le cerveau des enfants et des adolescents peut souvent mieux compenser les blessures parce qu'il est encore en croissance. Cependant, pour des raisons anatomiques, il est moins bien protégé contre les coups, notamment en raison d'une boîte crânienne plus fine et d'une musculature du cou plus faible, expliquent les spécialistes. Les enfants courent donc un plus grand risque de lésions cérébrales en cas de choc à la tête.

De son côté, l'Association suisse de football estime que cette interdiction est exagérée, mais compte discuter d'autres moyens de réduire les lésions cérébrales chez les enfants et les jeunes en janvier prochain.

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