Santé sexuelleUn tiers des hommes est touché par le papillomavirus
Dans le monde, 31% des hommes de plus de 15 ans sont infectés par le papillomavirus humain, selon une étude internationale. Un argument pour encourager la vaccination des garçons avant cet âge. En Suisse, elle est recommandée pour les deux sexes, mais reste complémentaire pour les garçons.

Quand on parle de papillomavirus, on pense au cancer du col de l’utérus. Et donc que c’est un problème de santé qui ne touche que les femmes. Cette menace de santé publique concerne pourtant les deux sexes, et les chercheurs sont toujours plus nombreux à l’identifier. Publiée mi-août dans la revue «The Lancet Global Health», une étude internationale montre ainsi qu’au niveau mondial près d’un tiers des hommes de plus de 15 ans est infecté par le papillomavirus humain (HPV). Ce qui n’est en soi pas très étonnant selon les spécialistes, car les HPV sont les infections sexuellement transmissibles les plus répandues dans le monde, et la moitié d’entre elles touchent les jeunes entre 15 et 24 ans.
«Tout adulte, homme ou femme, sexuellement actif au cours de sa vie, va avoir plus de 80% de risque d’être à un moment donné infecté par du HPV», explique la Dre Martine Jacot-Guillarmod, spécialiste en gynécologie et obstétrique au sein du Département femme-mère-enfant du CHUV. Ce qui est plus surprenant, selon la gynécologue, c’est qu’une telle métaanalyse ayant pris en compte 65 études menées dans 35 pays (ndlr: la Suisse n’en fait pas partie) se penche sur les infections aux HPV chez les hommes. «De fait, les populations féminines ont été beaucoup plus analysées par rapport à ce qu’on connaît de l’impact du HPV sur le cancer du col historiquement.»















