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Santé à GenèveLe glaucome, un mal silencieux

Un village de la vue a été installé au centre commercial Balexert, à l'occasion de la semaine mondiale du glaucome.
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Des enfants avec un casque de réalité virtuelle, une photographe qui immortalise votre iris et un dépistage glaucome/yeux secs gratuit. Ce sont certains des attraits du stand qui a été mis en place à Balexert de mardi à jeudi en honneur de la semaine de lutte contre le glaucome. Le but? Sensibiliser sur l’importance du dépistage de cette maladie dégénérative.

D’après les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le glaucome touche environ 200’000 personnes en Suisse, dont la moitié n’est pas diagnostiquée. Cette proportion se retrouve à l’échelle mondiale: avec 160 millions de personnes touchées selon la fondation glaucoma.org, soit 2% de la population, le glaucome est la première cause de cécité irréversible sur Terre.

Les signes arrivent tard

Le glaucome est une maladie dégénérative entraînant une perte de la vision en périphérie, puis progressivement vers le centre. Elle est à différencier de la cataracte, qui donne une sensation générale de flou et se développe généralement après 60 ans. Le risque de glaucome augmente aussi avec l’âge, mais il peut être présent chez les plus jeunes et ses symptômes passent souvent inaperçus. Il y a en effet une phase durant laquelle il ne donne pas de signes particuliers, empêchant aux patients de l’identifier et de consulter.

Ses symptômes peuvent durant très longtemps être compensés par le cerveau, comme l’explique le Dr Kevin Gillmann, ophtalmologue et spécialiste du glaucome au centre Genève Ophtalmologie: «La perte de vision est lente et graduelle. Le glaucome ne fait pas «voir flou»; on perd en premier la vision périphérique mais le cerveau s’adapte et on ne perçoit pas le manque.» Les signes peuvent alors être indirects: «Lorsque la maladie devient sévère, on peut par exemple se cogner plus souvent contre des meubles ou ne plus voir les piétons traverser.» C’est ce qui peut finalement mener à consulter.

«La perte de vision causée par le glaucome est permanente et irréversible», poursuit-il. En effet, le glaucome peut être traité par des gouttes, au laser ou de manière chirurgicale, mais ces traitements permettent seulement de stabiliser la maladie. Un diagnostic précoce reste donc essentiel pour préserver la vision.

La moitié des cas sont inconnus

L’absence de symptômes au début de la maladie explique en partie qu’une si grande proportion de patients atteints de glaucome demeurent non diagnostiqués.

Pour le Dr Gillmann, un simple examen de dépistage régulier chez un spécialiste est la meilleure manière de prévenir la perte de vision liée au glaucome. Actuellement, les indications varient, mais les médecins suisses recommandent un contrôle tous les uns à deux ans. Cela ne permet pas uniquement d’exclure un glaucome, mais aussi de confirmer la bonne santé générale de l’œil.

À partir de la cinquantaine, un contrôle annuel plus approfondi est conseillé. À noter que ces consultations sont prises en charge par l’assurance de base (LAMal).

Le syndrome de l’œil sec

Rencontrée à Balexert, la porte-parole de l’entreprise de matériel médical qui organise l’évènement de prévention rappelle: «Les Suisses sont peu informés sur les maladies de l’œil. C’est important et il y a des choses à faire pour les prévenir.»

Le glaucome n’est pas la seule pathologie que traite le centre éphémère. Il y est également question du syndrome de l’œil sec, une des causes les plus fréquentes de consultation en ophtalmologie, selon les HUG. Parmi ses symptômes se trouve l’irritation et les démangeaisons, les larmoiements et la fatigue oculaire.

Le Dr Gillmann explique que ce trouble est favorisé par les périodes de concentration sur un même objet, notamment au travail face aux écrans. Pour soulager ses yeux naturellement, il recommande une règle simple, celle des 20-20-20: après vingt minutes de travail, faites une pause et regardez au loin, à au moins 20 pieds (6 mètres) pendant vingt secondes, et clignez des yeux.

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