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Disparition du patrimoineRue de l’Avenir, la démolition s’annonce inévitable

L’État a tenté de sauver trois bâtisses, derniers vestiges des Eaux-Vives ouvrières du XIXe siècle. Mais la justice donne raison aux propriétaires.

Rue de l’Avenir, aux Eaux-Vives. L’État a tenté pour la deuxième fois de protéger ces trois bâtisses, mais il a échoué en justice.
Rue de l’Avenir, aux Eaux-Vives. L’État a tenté pour la deuxième fois de protéger ces trois bâtisses, mais il a échoué en justice.
LUCIEN FORTUNATI

La justice ne repasse pas les plats. En 2012, elle avait dit non à la sauvegarde de trois vieilles bâtisses aux Eaux-Vives. Neuf ans plus tard, elle redit non. Dans un arrêt récent, la Cour de justice douche les espoirs de ceux qui espéraient sauver de la destruction ces vestiges ouvriers du XIXe siècle. Elle vient d’admettre le recours des propriétaires qui s’opposent à la mise à l’inventaire de leur bien.

Ces trois maisons qui s’alignent au bas de la rue de l’Avenir ne semblent attendre plus que leur démolition. Seule la petite arcade d’une comptable est encore ouverte. Sur la devanture des autres, des planches de coffrage ont été posées, histoire de décourager les intrus. À l’étage aussi, les mêmes panneaux jaunes obstruent la plupart des appartements.

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