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Hockey sur glaceDamien Riat se plaît dans la peau d’un Aigle avant de s’envoler

Le Genevois est heureux avec les Grenat, en stand-by, en attendant de rejoindre Washington. L’ex-attaquant du HC Bienne aura aussi le rôle du grand frère avec son cadet, Arnaud, qui a aussi pris du volume cet été.

Damien Riat est heureux de retrouver ce tricot des Aigles et les Vernets en attendant de s’envoler pour les Etats-Unis.
Damien Riat est heureux de retrouver ce tricot des Aigles et les Vernets en attendant de s’envoler pour les Etats-Unis.
Pierre Maillard
L’attaquant se régale sur la glace.
L’attaquant se régale sur la glace.
Pierre Maillard
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Après deux ans passés dans le Seeland, Damien Riat a quitté Bienne pour Washington. Mais avant de retrouver Alexander Ovechkin et lAmérique du Nord, lex-junior de Ge/Servette à fait une escale aux Vernets, «à la maison», le temps que la NHL et lAHL reprennent, soit en novembre ou plus probablement en janvier.

Cela fait donc le bonheur des Aigles tout heureux de pouvoir compter sur lui durant quelques semaines, le plus longtemps possible.

«Avec ce Covid, on ne sait pas trop ce qui va se passer. Alors que je sois ici ou aux États-Unis je vais tout donner, quoi quil arrive.» Cest un autre homme qui sexprime désormais.

Le môme plutôt réservé à ses débuts, celui qui avait quitté les Grenat en 2018, a mûri à Bienne et a surtout énormément travaillé physiquement cet été pour se donner tous les moyens de réussir dans le Nouveau Monde.

En attendant, Damien prend beaucoup de plaisir avec ce Ge/Servette dirigé depuis un an par son ancien entraîneur quil appréciait déjà beaucoup lorsquil était junior.

«Pat Emond est toujours aussi proche de ses joueurs, cest un plaisir de le retrouver. Il sait parfaitement sortir le meilleur de tous en leur faisant comprendre ce quil attend deux, surtout des jeunes», se réjouit le No 9 des Grenat, qui à 23 ans, nest plus le néophyte qui avait été lancé en LNA en 2015 par Chris McSorley. Mais un joueur confirmé, à la porte de la NHL, d’une belle carrière.

Anaud Riat, le frère de Damien, a pris du volume cet été.
Anaud Riat, le frère de Damien, a pris du volume cet été.
Pierre Maillard

Aujourdhui, le «grand frère» a rejoint avec bonheur son cadet né en 1999, Arnaud, qui, lui, a plongé dans le grand bain il y a deux ans tandis que laîné était à Bienne.

«Il prouve à chaque entraînement et durant les matches quil a bien bossé cet été, quil peut jouer dans cette équipe, se réjouit Damien, content de pouvoir évoluer quelque temps à ses côtés. Je suis parfois derrière pour lui mettre des coups de pied aux fesses, se marre-t-il. Plus sérieusement, il va vraiment bien et, comme mes parents, je suis fier de lui. Quil continue ainsi.»

Comme cette séduisante formation de Ge/Servette appelé à confirmer son magnifique parcours de la saison dernière où elle s’était hissée à un bon quatrième rang, lui offrant, en prime, la Ligue des champions en novembre.

«Je pense qu’il y a de quoi faire une très belle saison, estime lattaquant, qui se régale dans le même trio que Linus Omark et Deniss Smirnovs. Il y a de sacrées lignes et de bons éléments, autant défensivement quoffensivement.»

Damien Riat se plaît dans sa ligne avec Deniss Smirnovs et Linus Omark.
Damien Riat se plaît dans sa ligne avec Deniss Smirnovs et Linus Omark.
Pierre Maillard
Damien Riat respecte à la lettre les mesures sanitaires…
Damien Riat respecte à la lettre les mesures sanitaires…
Pierre Maillard
L’ex-junior a retrouvé avec plaisir son ancien entraîneur, Pat Emond…
L’ex-junior a retrouvé avec plaisir son ancien entraîneur, Pat Emond…
Pierre Maillard
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De quoi briller lorsque les émissaires des Washington Capitals se déplaceront à Genève. «Ils vont venir, en principe, me voir plusieurs fois durant l’hiver, lâche Damien qui a des contacts réguliers avec ses futurs employeurs américains. Je sais ce qu’ils attendent de moi.»

D’ici là, Damien Riat va continuer de s’éclater sur la glace, tout en respectant à la lettre les mesures sanitaires, histoire de mettre tous les atouts de son côté.

«Maintenant, on ne peut pas faire plus qu’actuellement, soupire le Genevois derrière son masque. On essaie tous dans l’équipe d’être correct et de ne pas aller dans les bars, pour rester le plus loin de ce virus. Cela dit, il arrivera ce qui doit arriver, comme mon départ aux États-Unis. Dans tous les cas, je suis aussi heureux ici.»

Et cela se voit. Après deux ans dans le Seeland, il avait besoin de revenir à la maison, là où tout a commencé