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Victimes de propos homophobes

Getty Images

Genève, 19 janvier

À l’approche des votations du 9 février, il est tout de même saisissant de voir à quel point certains sont prêts à défendre bec et ongles le droit de pouvoir continuer à injurier une catégorie de population en toute impunité. Rien de nouveau là-dedans, cela fait des décennies que l’on voit régulièrement dans le courrier des lecteurs des gens déverser leur haine des personnes LGBT.

Ces lettres commencent traditionnellement par l’habituel préambule «Je ne suis pas homophobe, mais…», précaution oratoire dont la mauvaise foi fait sourire, et qui a remplacé le fameux «Je ne suis pas raciste, mais…» tant entendu dans les années 70-80.

Vient ensuite le sempiternel psittacisme dans lequel, en lieu et place d’argumentation, les auteurs entassent poncifs, fantasmes, contrevérités, sophismes fallacieux, confusions conceptuelles, références obscurantistes et amalgames scandaleux, qui ne sont en définitive que les cache-misère d’une homophobie qui n’a jamais le courage (ni la franchise) de s’affirmer en tant que telle.

Alors «liberté d’expression» je veux bien, mais il est impossible d’ignorer qu’il y a une corrélation très directe entre ce type de discours et les chiffres effarants du taux de suicide chez les jeunes LGBT.

Il n’est pas surprenant que de nombreux jeunes mettent fin à leurs jours, ou tentent de le faire, ou s’adonnent à des comportements autodestructeurs, face à des propos dégradants et diffamatoires si souvent entendus, et qu’ils ont fini par intérioriser.

Personne n’a la naïveté de croire qu’une modification du Code pénal fera disparaître l’homophobie, mais la loi a le devoir de dire «Stop!» à des discours qui ont causé (et causeront encore) trop de suicides de jeunes et endeuillé trop de familles.

Ceux qui, le 9 février, refuseront cette modification doivent être prêts à avoir, pour le reste de leur vie, la mort de ces jeunes sur leur conscience. […]

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