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Trump, le salace, ne choque pas plus que ça

Alors donc, 53% des citoyennes américaines blanches ont succombé au phénomène Trump, ce mâle alpha seul contre tous, même contre son propre parti! Elles ont non seulement voté contre une femme, mais elles ont en plus plébiscité un homme qui méprise les femmes et qui s’apprête à revenir sur le droit à l’avortement.

Comment est-ce possible? Pourquoi toutes ces citoyennes qui aspirent, soi disant, à briser le plafond de verre ne trouvent jamais la championne du jour suffisamment à leur goût? Il ne s’agit certes pas de «voter avec son vagin» comme l’a relevé la sensée actrice Susan Sarandon. Mais alors que des électrices démocrates n’ont pas hésité à snober une candidate du calibre de Hillary Clinton, alliant compétences, expérience, force de travail et de caractère ainsi que sérieux, on n’est assurément pas près d’installer une présidente à la Maison-Blanche.

D’une manière générale, et ça devient fatiguant à entendre, quand les politiciennes accumulent toutes ces qualités… elles ne correspondent plus à l’image qu’on projette des femmes, et elles se voient affublées d’adjectifs bien différents de ceux attribués aux hommes. On parle ainsi volontiers d’experts ayant de l’autorité pour les hommes et de femmes spontanées, hystériques, lunatiques. Voire de maîtresse d’école pour reprendre les reproches adressés autrefois à Martine Brunschwig Graf, unique magistrate à avoir été réélue au Conseil d’Etat genevois avec Micheline Calmy-Rey. Or Hillary Clinton, elle, s’est cette fois-ci fait attaquer de façon autrement plus odieuse, l’ultramacho Trump n’ayant cessé de tenir des propos outranciers et dégradants à son égard; et envers les femmes en général.

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