La terre agricole du Pré-du-Stand

Lettre du jour

Image: Lucien Fortunati

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Grand-Saconnex, 6 novembre

J’ai lu avec attention les propos de Monsieur Fischer, président du Servette FC («TdG» du 6 novembre), qui a livré son analyse d’ingénieur agronome sur le mode de culture de la parcelle agricole du Pré-du-Stand, où il est prévu de construire le centre de formation de football.

Cette analyse n’est que son appréciation personnelle, car il ne m’a jamais demandé comment je cultive cette parcelle, et elle entretient une désinformation mensongère envers un public qui ne connaît pas forcément le monde agricole. Qu’il défende son bifteck, je suis d’accord, mais avec des vérités […].

Cette parcelle est cultivée depuis des décennies, et depuis 1996 en mode extenso, c’est-à-dire sans insecticides, sans fongicides et sans régulateurs de croissance. Elle reçoit un désherbant par année et les engrais qui correspondent à la culture.

Concernant la monoculture, c’est ce qui se pratique dans la plupart des exploitations, avec des rotations régulières, pour lutter contre les maladies et les ravageurs. Donc, ce n’est pas un scoop. Pour la biodiversité, je pense avec beaucoup de certitude que la mienne est bien meilleure que celle de Monsieur Fischer, avec ses terrains synthétiques et ses surfaces étanches qui seront incapables de fournir quoi que ce soit à une biodiversité variée.

Et pour finir, je suis labellisé GRTA (Genève Région – Terre Avenir). Ma production est consommée sur le territoire genevois, traçable et respectueuse de l’environnement, selon les exigences du cahier des charges en vigueur.

Daniel Tissot, exploitant du Pré-du-Stand

Genève Aéroport et le fédéralisme

Laconnex, 4 novembre

Un courrier daté du 30 octobre induit le lecteur en erreur. Le 24 novembre prochain, le citoyen genevois n’est pas appelé à se prononcer sur le règlement d’exploitation de Genève Aéroport. Il doit voter pour une initiative ou son contre-projet. L’initiative ne propose aucune solution afin de répondre au problème des nuisances environnementales et en particulier sonores, alors que le contre-projet scelle six années de collaboration entre le Canton et la Confédération.

Grâce au contre-projet, nous pourrons ramener en 2030 les nuisances au niveau de ce qu’elles étaient en 2000. Avec une baisse du trafic de 1,9% en 2018 et une réduction significative de la courbe de bruit par rapport à 2017, nous sommes sur le bon chemin. Cela va s’accélérer, à condition que le contre-projet soit adopté. Il est vrai en revanche que le quota bruit proposé par la Confédération est un instrument qui sera utilisé, afin d’amplifier le combat contre le bruit, combat engagé par le Conseil fédéral (décision du 14 novembre 2018), le Conseil d’État (décision du 28 mai 2019) et l’Aéroport (consultation close depuis le 17 octobre 2019). Contrairement à ce que prétend l’auteur du courrier, ce quota bruit n’entérine pas les décollages après 22 h. Il pourra même les réduire, si les objectifs de réduction du bruit ne sont pas atteints. Seul le fédéralisme permettra de répondre aux attentes des Genevois pour leur aéroport et pour cette raison, comme Hugues Hiltpold et Béatrice Hirsch, je voterai NON à l’initiative, OUI au contre-projet.

Simone de Montmollin, conseillère nationale


Davantage de bruit à l’aéroport

Avully, 3 novembre

Les prévisions édictées par l’Office fédéral de l’aviation civile pour 2030 indiquent 550 000 mouvements d’avions/an de plus qu’à ce jour. Oser prétendre que le bruit et la pollution vont diminuer est tout faux, pour ne pas dire plus. […] Celles et ceux qui ne parlent que du rayonnement de la Genève internationale et du développement de son économie n’ont pas fourni le moindre argument pour expliquer en quoi l’initiative 163, pour laquelle nous voterons le 24 novembre, pourrait diminuer l’intérêt de Genève au niveau international. Lorsque l’on a 15% de la population qui souffre cruellement du bruit, sans parler de la pollution, et que l’on veut encore augmenter ces nuisances, on a la preuve que nos dirigeants n’ont pas compris de quoi l’on parle. Face au mépris qu’ils affichent à l’égard des 80 000 habitants de Chancy à Versoix qui souffrent du bruit, de 6 h à 00 h 30, 365 jours/an, il est nécessaire de voter en faveur de l’initiative 163 et de refuser le contre-projet rédigé par ceux qui sont à l’origine de ces nuisances. Vivre normalement et non cloîtrés dans son appartement n’est pas un luxe.

Martine Cuennet

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

Créé: 08.11.2019, 13h39

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