Il est temps de passer à l’action

Lettre du jour

Image: LUCIEN FORTUNATI

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Cologny, 24 octobre

La déferlante verte sur l’Assemblée fédérale anticipe peut-être la promesse d’une embellie environnementale, sous réserve que les écologistes intransigeants ne sabordent pas les projets équilibrés soumis à leur approbation, compatibles avec le maintien d’une économie dynamique responsable, assortie d’un certain confort de vie.

Les dommages infligés à la planète n’échappent plus à la majorité des citoyens, tant ils sont confrontés, chaque jour, à la difficulté d’exister sans être soupçonnés de la dégrader.

Avec ou sans la bénédiction de Sainte Greta, la jeunesse genevoise ne s’est pas privée de manifester son indignation, même si ses slogans ne coïncident pas rigoureusement avec son comportement quotidien et son assiduité à voter, alors qu’il s’agit en priorité de son futur.

Après les incitations et les récriminations, le temps est peut-être venu de passer à l’action. Mouvement qui ne se fera pas sans volonté politique affichée, soutenue par la participation des milieux industriels et de tous les acteurs économiques, si la perspective est bien d’aboutir à des compromis tangibles.

Moins instinctif que les mammifères à l’état sauvage capables de réguler leur population, l’homme contribuerait par ses œuvres à générer une prolifération démographique naturellement pollueuse, susceptible de le rendre, à terme, complice d’une éventuelle mise en péril de sa propre espèce.

Jean-Paul Graf

Les arbres de Pinchat

Genève, 24 octobre

Non, Messieurs nos conseillers, les arbres de Pinchat ne vous appartiennent pas. Les citoyens de Genève les ont plantés il y a plus de cent ans: ils leur appartiennent. Ce sont ces citoyens qui les ont respectés, afin qu’aujourd’hui ils offrent leur majestueuse silhouette aux passants.

Non, Messieurs nos conseillers, vous n’avez pas le droit de détruire une partie de notre patrimoine. Il vous appartient au contraire de protéger ces plantations, de les entretenir, de les améliorer, en remplaçant les arbres morts […].

Pour faire passer vos bus, vous n’avez qu’une solution: créer une voie parallèle à celle existante. Le terrain est là, vierge de toute construction.

Si un projet est en vue sur le bord de cette parcelle, si même les plans ont été arrêtés, vous avez encore la possibilité de les faire modifier. Les obstacles techniques sont toujours évitables.

Le propriétaire s’honorerait en cédant la bande de terre nécessaire. À défaut, par une négociation, les mètres carrés perdus au sol peuvent être compensés par des mètres carrés ajoutés en hauteur.

Messieurs nos conseillers, la solution vous appartient. Ne décevez pas ceux qui choisissent en priorité les arbres et non les bus. Il doit bien y avoir une solution pour satisfaire les deux?

Jacques Chauvin


Envie de retirer sa voix

Sauverny, 24 octobre

Merci à Hermann pour son dessin de mardi dernier. Une c… qui a voté spécifiquement pour Jocelyne Haller ne veut pas donner sa voix à Stéphanie Precioso, surtout après l’avoir vue dans l’émission «Infrarouge» l’autre soir.

S’il est légal pour EàG de mettre quelqu’un que nous n’avons pas choisi au gouvernement, ne serait-il pas légal de pouvoir retirer sa voix? Et la donner à quelqu’un de son choix?

Au moins à Jean Burgermeister qui, bien qu’il soit un homme, était au moins deuxième. Et pourquoi figurait-il sur l’affiche s’il refuse son élection!

C… une fois mais pas deux. Je ne donnerai jamais plus une voix à EàG.

Christine Perrin


Élections, suite

Bernex, 23 octobre

Dans un vote, on choisit un parti et une personne. Si la personne renonce à son poste, on ne devrait pas faire passer le «vient-ensuite», mais revoter. C’est ça, la démocratie.

Charles Muller


Le respect des aînés et Exit

Thônex, 21 octobre

Dans les magasins, dans la rue, oh, ces vieux trop lents! Ils prennent toute la place avec leur déambulateur! Ils répètent sans arrêt les mêmes trucs.

Eh bien ces vieux, ils en ont marre […] d’être ce que vous leur reprochez. Et quand ils rendent visite à un proche dans un EMS, c’est à leur tour de se dire «jamais ça, plutôt mourir». Alors cessons l’hypocrisie et laissez-nous choisir le moment de notre départ pour l’éternité. Ainsi nous coûtons moins cher à la collectivité et à la famille, un EMS c’est quand même 8000 francs par mois, nous cessons de vous sentir obligés de nous rendre visite. Nous libérons de l’espace. Il est vrai qu’en restant vivant, on crée beaucoup de postes de travail, plus la pharma qu’il ne faut pas oublier! Les vieux, les meilleurs pourvoyeurs d’emploi! Les bons cobayes pour remplacer les animaux… Ça ne vous suffit pas?

N. Petitmermet


À propos de «Solar Orbiter»

Plan-les-Ouates, 20 octobre

Votre dossier au sujet du satellite «Solar Orbiter» illustrait parfaitement la capacité de la race humaine d’aller toujours plus loin, dans tous les sens du mot: en kilomètres comme en science! Nous voulons tout savoir, tout comprendre, et nous n’hésitons pas à investir des sommes colossales dans un projet comme celui-ci.

C’est aussi un investissement dans le temps, parce que le voyage va durer dix ans, si tout se passe bien.

Mais, soyons patients: après l’attente, nous en saurons enfin un peu plus sur les activités solaires et l’héliosphère! Dans quel but? Le seul résultat, puisque l’article n’en donne pas d’autres, sera de permettre de meilleures prévisions météo spatiales, pour mieux protéger les futurs astronautes et les colonialistes terriens sur la Lune et Mars. Tant mieux pour eux, évidemment!

Heureusement, la fin de l’article nous remet les pieds sur Terre, en nous rappelant que le soleil est une étoile. Rien qu’une ordinaire petite étoile au fait, qui, qu’on le veuille ou pas, mourra un jour et disparaîtra probablement dans un trou noir. Alors, avec tout ce que nous saurons sur notre étoile, nous aurons évidemment disparu bien avant. L’existence humaine sur Terre est malheureusement limitée, comme celle des dinosaures avant nous! Alors souhaitons bon voyage au «Solar Orbiter», mais restons réalistes sur l’utilité toute relative de l’entreprise!

Cornelis A. Koster


Billet à prix cassé ou dumping?

Choulex, 18 octobre

Lorsqu’un vol de Genève vers l’Espagne ou le Portugal revient moins cher qu’un taxi allant de Cointrin au centre-ville, il y a matière à se poser de sérieuses questions. Billet à prix cassé ou dumping? Acheté à temps, un vol Genève-Porto coûte 32 francs. En moyenne, un Airbus A320 consomme 3100 litres de kérosène par heure, soit 34 litres par passager (180 passagers, 2 h de vol), correspondant à environ 44 francs! Donc 12 francs de perte sur le fuel uniquement, à laquelle il convient de rajouter les coûts du personnel navigant et au sol, les taxes d’aéroport, l’amortissement/entretien des appareils, assurances, et autres frais généraux.

S’il y a volonté de réduire le nombre de vols, il serait judicieux d’interdire aux compagnies de proposer des billets à perte […]. Rares sont ceux qui ne sont pas tentés de passer un week-end à Barcelone pour le même prix que celui de rester à Genève, y compris parmi les riverains de l’AG, tout en se plaignant de l’augmentation des nuisances.

Ce tourisme d’opportunité existe uniquement grâce ou à cause de la tarification aberrante faite par les avionneurs low cost.

En leur imposant un tarif minimum – supérieur au prix coûtant – et réduisant l’écart entre le prix le moins cher et le plus élevé pour le même trajet, ces compagnies feraient le même bénéfice avec moins de vols. Le prix pour un simple aller Genève-Porto devrait être de 200 francs au minimum. Et l’imposer est du ressort de la Comco, pas de l’Aéroport, que l’on blâme systématiquement.

Jaco Dwek

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

Créé: 28.10.2019, 21h19

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