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La Suisse à l’épreuve

Les derniers rebondissements entourant la société pétrolière Addax, qui appartient au géant chinois Sinopec, démontrent à quel point cette affaire est sensible. Lorsque, malgré le poids de ce client, deux cabinets de pointe comme Deloitte et PwC sont amenés à jeter l’éponge, tout laisse à croire que l’examen des comptes par la justice et ses experts dévoilera encore de nouveaux éléments. Cet arbre pourrait cacher une forêt de bambous aux troncs pourris. Les mois qui viennent permettront sans doute d’y voir plus clair et de comprendre à quoi ont servi ces paiements totalisant 100 millions de dollars.

C’est inquiétant, car cette affaire risque de ternir l’image des entreprises chinoises au moment où elles partent à l’assaut de leurs rivales occidentales. Et la Suisse est désormais en première ligne: le rachat du groupe agrochimique bâlois Syngenta par ChemChina, autre géant, est à bout touchant. Et cette opération pèse lourd: environ 43 milliards de francs, soit presque autant que l’argent investi l’an dernier par les Chinois en Europe ou aux Etats-Unis! Près de 28 000 salariés – dont 900 travaillant sur le site de Monthey – vont passer sous pavillon chinois. Des marques horlogères et d’autres grands noms de l’économie suisse (Swissmetal, Swissport, Gate Gourmet…) obéissent déjà, in fine, à des centres de décision situés dans l’Empire du Milieu. Or, la stratégie de ces géants chinois est, parfois, davantage soumise à des considérations d’ordre politique qu’à des décisions purement entrepreneuriales. Un risque à méditer avant de signer un chèque de reprise, aussi gros soit-il. P

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