Passer au contenu principal

Smart city (ville intelligente): les enjeux

Deux tendances lourdes vont influencer l’évolution de nos sociétés durant les prochaines décennies. Primo, le développement des villes: en 2017, plus de la moitié des habitants de notre planète vivent dans les villes et les projections tablent que 70% de la population mondiale sera citadine en 2050. Deuzio, la numérisation: l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) va s’accélérer et modifier en profondeur les processus de consommation, de production et, plus généralement, notre mode de vie.

Le concept de ville intelligente (smart city) est né de ces deux réalités. Il désigne une ville qui, soucieuse d’améliorer la qualité de vie de ses habitants et de réduire son empreinte écologique, utilise les TIC pour repenser son organisation et optimiser l’emploi de ses ressources.

Or ce jeudi 14 septembre, précisément, a lieu à la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia), l’une des six écoles de la HES-SO Genève, la quatrième édition du Smart City Day. C’est une chance pour notre métropole du Grand Genève d’accueillir cet événement romand.

Pour construire une ville intelligente, au moins trois conditions doivent être satisfaites. La première touche à la stratégie mise en place par les pouvoirs publics. Dotés d’une vision claire, ces derniers doivent mettre en œuvre une politique du numérique centrée sur les besoins des citoyens, des entreprises et autres acteurs de notre agglomération. Dans notre canton, l’Etat et la Ville de Genève ont multiplié récemment les actions en la matière. On peut évidemment s’en réjouir, mais, comme d’habitude, on regrette qu’elles ne soient pas suffisamment coordonnées.

Deuxièmement, pour penser la ville de demain, l’approche interdisciplinaire est indispensable. Elle seule est à même d’apporter des solutions innovantes à des problèmes multiformes et de plus en plus complexes. Dans cet esprit, la HES-SO Genève a récemment mis en place une plate-forme interdisciplinaire au service des villes et du développement urbain, réunissant les compétences des six écoles dans des domaines aussi divers et variés que l’aménagement du territoire, l’urbanisme, la cohésion sociale et territoriale, le design urbain, l’efficience énergétique, l’espace public, l’agriculture urbaine, les réseaux de soins, la mobilité, etc.

Enfin, la construction d’une ville intelligente ne peut se faire qu’avec une participation active de ses habitants. Le développement de projets urbains n’est pas l’apanage des politiques et des spécialistes. Il faut créer une gouvernance participative qui implique les habitants dans la prise de décisions. C’est dans cette logique que des étudiants de diverses filières HES commenceront dans quelques jours un atelier sur le thème «Réinventer la ville de demain».

Leur terrain d’étude grandeur nature sera le quartier de Grosselin, à Carouge, où 3700 logements seront construits. Leur travail consistera à apporter une réflexion sur la transformation d’un quartier et d’y impliquer ses habitants.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.