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Un seul élu pour 7 milliards...

La campagne pour l’élection du nouveau secrétaire général de l’ONU monte en puissance. Le choix du Monsieur Nations Unies – puisqu’il n’y a encore jamais eu de Madame – est opaque et peu démocratique, réservé qu’il est aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Une campagne publique en faveur de l’ouverture a donc été lancée par diverses organisations à l’enseigne de www.1for7billions.org. Principaux griefs: il n’y a aucune description de poste; il n’y a aucun examen public des candidats; la «liste courte» du Conseil de sécurité ne contient qu’un seul nom; des accords sont conclus en coulisses; aucune femme n’a jamais occupé le poste. En principe, le témoin devrait être transmis à un/e Européen/ne de l’Est. Une douzaine de candidats sont sur les rangs. Quelques noms suisses ont été avancés, mais pas celui du meilleur candidat. Faites vos jeux!

En attendant un ou une secrétaire général/e suisse, Genève se bat sur tous les fronts pour faire connaître l’importance de l’ONU en Suisse profonde. Le patron de l’ONUG, Michael Moeller, mouille sa chemise aux côtés de la Fondation pour Genève, du Canton et de la Confédération pour répandre la bonne parole dans les campagnes alémaniques. En mai, il était au Grutli, à Zoug et à Kreuzlingen. Le 9 et le 11 juin, il sera à Poschiavo et Lugano. Les enjeux sont importants: il faut que le parlement adopte le message sur la Genève internationale et les crédits qui vont avec, notamment pour la rénovation du Palais des Nations.

L’ONU étant à l’honneur en cette année de 60e anniversaire, restons avec elle pour célébrer ses prestations musicales. Le 3 juin, c’est l’Hôtel Beau-Rivage qui accueillera l’idole arabe Mohammed Assaf et son orchestre pour un concert en faveur de l’UNWRA, l’agence des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens. Le 8 juin, c’est la Ville de Genève qui invite la communauté internationale à déguster le Fideliode Beethoven au Grand Théâtre. Et le 13 juin, l’Orchestre des Nations Unies, fondé en 2011, donnera un grand concert au Victoria Hall consacré à Rakhmaninov et Dvorak avec la pianiste géorgienne Khatia Buniatishvili, considérée comme l’une des plus grandes musiciennes du monde. L’ONU oui, mais en musique!

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