Nous sommes schizophrènes

Lettre du jour

Image: Maurane Di Matteo

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Bellevue, 21 janvier

Aujourd’hui, une majorité des habitants de ce pays admet le principe du réchauffement climatique et s’inquiète sérieusement de l’avenir de ses enfants et petits-enfants. Beaucoup d’entre nous sont même déjà persuadés que quoi que nous fassions, nous finirons dans le mur!

Pourtant, notre consommation d’énergies fossiles pour le chauffage, la mobilité et les voyages diminue très peu. Le poids moyen de nos véhicules privés augmente, leur nombre total en Suisse continue de croître et le nombre de passagers dans les aéroports ne se tasse pas.

L’industrie automobile nous trompe honteusement sur la consommation et la pollution de ses véhicules. Il n’y a toujours pas de taxe sur le kérosène et les collectivités publiques restent les cancres de l’isolation thermique du parc immobilier.

Et chaque matin, la tête dans guidon, chacun reprend courageusement son pensum, oubliant le coût énergétique de ses propres activités et leurs conséquences sur la biosphère. C’est plus commode de rester dans sa zone de confort!

La vérité, c’est que chacun se sent seul, impuissant et démuni face au défi climatique.

Mais trop, c’est trop, cela suffit!

Nous avons besoin d’un gouvernement fort et responsable qui nous impose des choix douloureux et impopulaires.

Les privés ont besoin d’incitations financières plus généreuses afin de soutenir leurs efforts vers la transition énergétique.

Les milliards de bénéfices accumulés chaque année par la Confédération devraient être globalement investis dans l’abandon des énergies fossiles.

Cette schizophrénie nécessite donc la prescription d’un remède de cheval que seul un docteur intransigeant et déterminé peut nous imposer, car pour chacun d’entre nous, c’est bien plus confortable d’ignorer la vérité…

Jean Daniel Viret

La Rive droite trop sollicitée

Grand-Saconnex, 18 janvier

Nous sommes membres de l’association A3S au Grand Saconnex. Meyrin et Vernier sont nos communes voisines.

Le comité référendaire dit bien que l’État veut nous loger dans des zones inadaptées à la densification car dangereuses pour la santé. Qu’en est-il des citernes de Vernier? Il est extrêmement dangereux de les tolérer plus longtemps avec toute la population qui habite autour et avec l’aéroport qui est à deux pas. Les démanteler et assainir pourrait donner un terrain à développer pour des immeubles avec toutes les commodités, près de l’autoroute, train, aéroport et commerces. Nous trouvons que c’est inadmissible de s’attaquer aux propriétaires, en majorité des «moins jeunes», après que ces derniers ont bichonné leurs propriétés avec amour, parfois avec de la peine.

Trop souvent les communes DE LA Rive droite sont sollicitées pour réduire leur espace de vie.

Irène Hubmann, Henri Lochet


Des logements à Cointrin

Petit-Lancy, 28 janvier

La Fédération genevoise des métiers du bâtiment (FMB) soutient la création de logements à Cointrin à double titre. Premièrement, en raison du besoin d’un réel dynamisme économique pour notre territoire et pour les entreprises du secteur de la construction qui fournissent des emplois durables et de qualité à des conditions salariales exemplaires, ainsi que de nombreuses places d’apprentissage. Mieux que quiconque, les entreprises genevoises connaissent les conséquences catastrophiques de la pénurie de logements. Deuxièmement, les 12000 travailleurs et les 1000 apprentis que nous défendons au travers de leurs entreprises ont besoin de se loger. Représentants de la classe moyenne, ces milliers de travailleurs peinent à trouver des logements abordables à Genève. Le montant des loyers contrôlés par l’État dans ces deux zones de développement leur offrira une chance de pouvoir se loger selon leurs moyens. Soyons solidaires et pensons à tous ces Genevois qui rencontrent des difficultés pour se loger à proximité du lieu de leur travail. Le 9 février, les forces vives des métiers du bâtiment voteront «oui» aux modifications des limites de zone à Meyrin et Vernier.

Pierre-Alain L’Hôte, président de la FMB


Le coût pour la collectivité

Genève, 22 janvier

Les partisans du maintien de l’impôt sur les chiens veulent absolument que leurs propriétaires contribuent, car la propreté des rues a un coût pour les collectivités publiques.

Mais les cyclistes pour qui on aménage des pistes cyclables ne sont pas imposés, eux! C’est quand même une grande partie de la population qui coûte une fortune à la communauté et ne participe à aucun frais?

Les chiens sont obligés au port d’une médaille et les cyclistes, rien, aucune plaque pour pouvoir les identifier en cas d’infractions ou d’incivilité. On remet l’église au milieu du village et on se bat pour des causes qui en valent la peine, pas pour des querelles de clochers.

Yvette Etienne

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

Créé: 30.01.2020, 20h14

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