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Les sans-abri méritent une aide solide

Il y a 20 ans, une femme décédait de froid en plein hiver à Lausanne. Face à ce drame, la Ville de Genève prenait l’initiative d’ouvrir le premier hébergement d’urgence municipal pour accueillir les sans-abri. Ce faisant, notre Ville refusait la politique du pire et s’engageait pour la dignité et la solidarité envers les plus personnes démunies.

Depuis, le dispositif de soutien aux personnes sans abri s’est considérablement renforcé. Grâce au soutien du Conseil municipal, la Ville de Genève assure un toit à l’année pour une cinquantaine de grands précaires, ainsi qu’un accueil hivernal inconditionnel pour 150 autres personnes, des distributions quotidiennes de nourriture et un accompagnement socio-sanitaire. Dans la nuit du 12 au 13 janvier, 127 personnes ont trouvé refuge dans les abris de la Ville. Des places sont donc disponibles à ce jour.

En outre, la Ville de Genève finance également des associations qui complètent son dispositif d’accueil de nuit. Il s’agit notamment de l’Armée du Salut (40 places au chemin Galiffe), de l’accueil des familles par l’association Païdos (45 places) et du dispositif de nuit récemment mis en place par le Collectif pour l’action sociale.

Cet investissement dans l’urgence sociale s’inscrit dans la tradition humanitaire de Genève. Il représente 13 millions par an, financés par le budget de la Ville, que ce soit en prestations fournies par la Municipalité ou en subventions aux associations concernées.

La presse s’est fait récemment l’écho de la fermeture annoncée par le CAPAS de quatre sleep-in sur les six qu’il gère. Le coût de chaque sleep-in est de 50'000 francs par mois. Rappelons que les sleep-in sont des espaces où des lits de camps sont mis à disposition des personnes en recherche d’un abri. Ce dispositif de 140 places a été rendu possible grâce au vote d’un million de francs par le Conseil municipal de la Ville de Genève en mai 2019.

En dépit de ses démarches, le CAPAS n’a pas pu trouver les financements qui devaient compléter l’effort de la Ville de Genève. Aujourd’hui, alors que les températures sont chaque nuit en-dessous de 0°C, quatre lieux d’accueil sur six risquent de fermer au 31 janvier, faute de ressources financières complémentaires.

La Ville appelle de ses vœux une contribution du canton et des communes pour que des solutions soient trouvées. En effet, le sans-abrisme concerne l’ensemble des 45 communes, ainsi que le canton, en charge de la santé et de l’aide sociale.

La précarité peut toucher chacune et chacun d’entre nous. La précarité nous concerne toutes et tous. Le Préambule de la Constitution fédérale rappelle d’ailleurs que «la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.»

Face au drame humain, j’en appelle à la solidarité et à l’engagement de toutes et tous pour répondre aux besoins des plus démuni-e-s, conformément à la tradition humanitaire de Genève.

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