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Retraites forcées: le ton se durcit

Pascal Frautschi / Archives

Genève, 1er octobre

En marge de la séance des comptes de la Ville de Genève du 30 septembre 2019, les dirigeants municipaux ont débattu et accepté à la majorité le rapport sur les projets de délibération-PRD-153 A/PRD-181 A, concernant les retraites forcées de la Ville de Genève.

Des membres de ce conseil ont fait part de leur soulagement, après deux ans d’attente, que ces projets soient enfin traités. D’autres se sont exprimés sur la discrimination subie par ces mêmes personnes durant toutes ces années, et nous en sommes fort aise.

Mais nous sommes étonnés de certaines réactions qui se sont manifestées, suggérant que le traitement de ces projets contrevient à la loi sur l’administration des communes (LAC), art. 24.4: «Si la proposition est envoyée pour examen à une commission, le Conseil administratif, le maire ou un adjoint doit être entendu.» Et qu’il vaudrait mieux renvoyer ces propositions en commission pour encore deux ans de retraitement.

Cette façon d’éluder le fond de la question en prétextant un vice de forme est une indélicate chicane de la part de dirigeants qui doivent traiter leurs administré·e·s et leurs employé·e·s avec toute l’équité et le respect possible.

Malgré cette tentative de court-circuitage, nous espérons sincèrement un prompt aboutissement de ces propositions.

Pour paraphraser un énoncé politique: l’égalité maintenant!

Matteo Campagnolo et Marc Dalphin pour le CRIC (Collectif des retraité·e·s involontaires au chômage)

Pauvre monde libre

Genève, 13 octobre

L’entreprise d’éradication des Kurdes au nord de la Syrie par la Turquie d’Erdogan va rentrer dans sa deuxième semaine. Nous assistons, démunis, à la plus grande expression de lâcheté du monde occidental depuis la tentative de génocide birman contre les Rohingyas, sauf que cette fois, ça nous concerne directement, nous Européens, puisque les forces kurdes nous ont sans aucun doute sauvés de l’expansion funeste et mortelle de Daech.

La faute de Trump? Évidemment. Même les soldats américains sur place en ont honte. Mais Merkel, Macron, Johnson, l’UE, le Conseil fédéral?

Obama s’était déjà couché pour intervenir en Syrie. Hollande, tout seul, a quand même envoyé l’armée française pour stopper au dernier moment l’expansion de Daech au Mali et au Sahel. Donc c’est possible.

Ce soir, les Russes jouent les intermédiaires pour limiter le massacre. On en est là. Pauvre monde libre!

Nicolas Burgy

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Genève Aéroport et les Verts

Versoix, 22 septembre

Dans son courrier des lecteurs du 21 septembre, le député Vert Yvan Rochat persiste dans l’erreur en omettant de préciser le rôle central des accords internationaux et de la Confédération dans le mécanisme d’attribution des slots aériens. Il suit pourtant depuis de longues années, de manière attentive, le dossier aéroportuaire au sein d’une commission interne à l’Aéroport. Il devrait donc mieux saisir la complexité du fédéralisme dans ce domaine. […]

Je pense pour ma part qu’une Constitution cantonale devrait s’attacher à créer du liant dans les politiques publiques souvent complexes qui unissent notre Canton à la Confédération, à plus forte raison lorsque des enjeux internationaux sont concernés. C’est ce à quoi s’attache le contreprojet à l’initiative 163 proposée par les Verts. Yvan Rochat nie le travail de fond engagé par nos autorités depuis cinq longues années dans un esprit de développement durable. Le fruit de ce travail apparaît dans la décision du Conseil fédéral, le 14 novembre dernier, qui a adopté le «Plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique» pour l’aéroport de Genève. Les Verts prennent désormais le risque de jeter le bébé avec l’eau du bain, face à une politique solide qui permet de réduire l’empreinte environnementale et en particulier sonore de l’aéroport. Pour l’aéroport et son avenir, pour notre démocratie, ce sera pour moi NON à l’IN 163 et OUI au contreprojet construit par nos autorités.

Jacques Jeannerat

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La venue d’un petit prince

Cologny, 22 septembre

«Notre comportement de parents doit-il s’inspirer de celui de nos enfants?» me demande un voisin avec qui je converse volontiers dans le bus.

«Mes gamins me reprochent le contenu de mon assiette et de celle que mon épouse leur sert, ma façon de nous protéger contre les voleurs et de préserver nos acquis, la pollution, etc.» poursuit-il, avant de m’avouer qu’il a vendu sa voiture et ne s’en porte pas plus mal. Qu’avec l’abonnement, on dépense moins d’argent et que les trajets sont plus rapides…

La vérité, qui, proverbialement, sort de la bouche des enfants, éclate depuis qu’internet nous fournit plus de renseignements que jamais.

Les images parlent. La maltraitance animale, le réchauffement climatique, la misère, le plaisir sexuel, tout traverse les protections directement ou non.

Peut-être que l’intelligence artificielle, qui, demain, nous libérera du mensonge, placera un enfant à la tête des nations enfin harmonieusement unies. Un petit prince, par exemple.

Pierre Alain

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