Réaction d’un riverain français

Lettre du jour

Image: Lucien Fortunati / Archives

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Ferney-Voltaire (F), 6 novembre

Je découvre avec surprise les déclarations de Jean-Marc Devaud, conseiller administratif de Meyrin et membre du conseil d’administration de Genève Aéroport, au sujet de l’IN 163. Selon lui, il s’agirait d’une initiative partisane et d’une forme de déni de droit visant à mettre sous le contrôle des élus du peuple les décisions du conseil d’administration de la plateforme aéroportuaire.

Étrange raisonnement! Rappelons que ce n’est pas parce qu’une décision est prise par des instances nommées qu’elle doit rester intouchable. Bien au contraire, le pouvoir doit appartenir au souverain si les décisions ont un effet direct sur la qualité de vie des citoyens, les finances publiques ou encore si elles relèvent d’un choix de société.

Certes, Monsieur Devaud a le droit d’apprécier une vie rythmée par des décollages et des atterrissages, mais nous, riverains français et suisses, sommes aussi en droit de demander que les activités de l’aéroport soient encadrées. Il en va de notre santé, affectée par le bruit. Non pas celui mesuré par des courbes «officielles» que le Conseil d’État s’engage à vérifier, mais celui calculé en tenant compte des réelles nuisances sonores, surtout quand elles se produisent au-delà de 20 h.

Monsieur Devaud, qui n’en est pas à une approximation près, affirme que cette initiative est celle des Verts genevois. Il oublie qu’elle a été lancée et portée par des associations de riverains suisses et françaises, ainsi que des mouvements de défense de l’environnement.

Enfin, on ne le répétera jamais assez: le 24 novembre 2019, le peuple genevois ne se prononcera pas sur l’avenir de l’aéroport, qui est de la seule compétence de la Confédération, mais sur la nécessité de maîtriser son développement en tenant compte des besoins prioritaires de la population, de l’économie et de l’environnement.

Après tout, nous ne demandons rien d’autre que le strict respect des normes de bruit et de la qualité de l’air. Et nous soutenons l’idée que les investissements publics importants générés par l’activité de cet équipement (transports publics, déplacements…) soient considérés au même titre que celui du développement de l’aéroport de Cointrin.

C’est, par-delà les frontières, l’affaire de toutes et de tous.

François Meylan, président de Ferney Avenir, membre de la Carpe

Décevante soirée «Stars 80»

Plan-les-Ouates, 8 novembre

Le 7 novembre, je me suis rendue à l’Arena pour le spectacle «Stars 80». J’avais une bonne place, au 3e rang du parterre, je me réjouissais de voir ce show. Avant le début de la représentation, des personnes se sont placées devant la scène et, bien entendu, nous avons dû nous lever. Je trouve que payer une place avec frais à 114 fr. 75 et passer la soirée debout, cela n’est pas correct de la part de l’organisation. La sécurité aurait pu demander aux personnes qui se sont mises devant la scène de regagner leurs places, cela m’aurait permis de mieux voir ce spectacle.

En plus étaient annoncés Cookie Dingler, Pauline Ester, Larusso, Julie Pietri, Laroche Valmont, or ces artistes n’étaient ni présents ni remplacés par d’autres chanteurs. J’ai le sentiment d’avoir été un peu trompée. […]

Katia Tschanz


Harcèlement à l’école

Vernier, 18 octobre

La Cour des comptes a épinglé le DIP pour sa gestion du harcèlement à l’école. On apprend que les enseignants ne sont pas formés pour reconnaître et gérer ces problèmes, qu’un cours est offert (50% de participation!). On s’attendait à une réponse centralisée, non! Chaque établissement gère à sa façon le dossier! Pas un chef, mais des outils, des formations à la petite semaine. On hallucine quand on lit: «La Cour relève une difficulté des professeurs à travailler sur l’empathie, la bienveillance et le respect, qui sont, avec un bon climat scolaire, des remparts contre le harcèlement. Beaucoup y voient une surcharge…» Ce sont pourtant là les qualités premières que l’on attend d’un enseignant.

Pire, la fonctionnaire qui avait soutenu les élèves du Collège de Saussure victimes d’un professeur a été dénoncée pénalement par le DIP. […] Surtout qu’il faut attendre quatre ans pour avoir une solution boiteuse. Pendant ces quatre ans, combien d’élèves meurtris, blessés, harcelés?

Les directions (écoles, services, département) au DIP vivent trop loin du terrain dans leurs tours d’ivoire. Mesdames, messieurs remettez-vous en question, cessez de bricoler, agissez!

Jean-Claude Huggel


Le prix du carburant

Genève, 1er novembre

Selon la lettre sur ce sujet du 29 octobre, le prix de 34 litres de carburant d’avion serait d’environ 44 fr. Ceci ne me paraît pas correct. D’après mes recherches, le prix du carburant d’avion est d’environ 50 ct./litre.

Donc le coût du carburant pour un vol de deux heures est proche de 17 fr., et un billet à 32 fr. n’est pas vendu à perte, au contraire, il est rentable. Ce qui ne veut pas dire que ces prix d’avion sont raisonnables. À mon avis, il faut imposer une taxe sur le prix du carburant d’avion.

Richard Hill

Écrivez-nous à courrier@tdg.ch, Tribune de Genève, courrier des lecteurs, case postale 5155, 1211 Genève 11.

Créé: 13.11.2019, 14h22

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