Qu’avons-nous fait lorsque nous avons su?

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La preuve que les conséquences du comportement humain sur notre planète augmentent à un rythme sans précédent pousse

de plus en plus de dirigeants d’entreprise à accepter leur rôle dans la lutte contre la destruction de l’environnement en vue de réduire les risques importants qui pèsent sur les organisations, les individus et la société.

L’inaction coûte cher. Les populations fauniques ont diminué de 60% en quarante ans en raison de la déforestation, de la pollution et du changement climatique. Selon le Rapport Planète Vivante 2018 du WWF **, l’opportunité que nous avons d’endiguer le flot de destructions d’ici à 2020 s’estompe rapidement.

Quand il sera trop tard, nous nous demanderons: «Qu’avons-nous fait lorsque nous avons su?» Il est temps que davantage de dirigeants d’entreprise s’engagent à mettre en œuvre des solutions qui, ils le savent déjà au plus profond d’eux, sont nécessaires.

En vérité nous savons déjà intimement ce dont nous avons besoin en tant qu’individus et société. Lorsque nous sommes prêts à écouter, une perturbation externe, comme le rapport, nous confronte à ce que nous ne pouvons plus ignorer. De plus en plus de dirigeants d’entreprise répondent à l’appel et s’engagent personnellement en faveur du développement durable. Le nouvel engagement mondial de la Fondation MacArthur en faveur de l’économie du plastique par exemple a reçu le soutien d’entreprises majeures, comme Unilever, Mars et PepsiCo, en vue d’innover pour garantir que 100% des emballages plastiques puissent être réutilisés, recyclés ou compostés d’ici à 2025.

L'inaction coûte cher

Nestlé, qui utilise 1,5 million de tonnes d’emballages plastiques par an, a créé l’Institut Nestlé des sciences de l’emballage dont la mission est d’innover en matière de solutions d’emballage durables. La multinationale éliminera toutes les pailles en plastique de ses produits en février. Les jeunes sont également à la recherche de dirigeants et d’employeurs à l’impact social et environnemental positif. Les milliers d’étudiants de quinze villes suisses l’ont bien illustré le mois dernier en décidant de faire grève en soutien à l’environnement. Des choix personnels, faits en toute conscience, permettent d’amorcer un changement au niveau organisationnel. En mêlant nos connaissances profondément personnelles à nos connaissances professionnelles, nous pouvons choisir d’agir d’une manière qui profite non seulement à nous-mêmes et à nos organisations, mais également à notre société. Nous pourrons alors, en tant que dirigeants, cesser d’avoir honte lorsque nous répondrons à la question: «Qu’avons-nous fait lorsque nous avons su?»

(TDG)

Créé: 01.02.2019, 20h54

Natalia Olynec, à gauche, et Susan Goldsworthy, à droite.



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