Passer au contenu principal

Les professionnels de l'alimentation

Mara Zemgaliete

Genève, 10 février

L’article «Connaître l’alimentation, base d’une bonne santé», paru le 31 janvier dans la «TdG», décrit parfaitement les conséquences de l’intérêt croissant pour l’alimentation et la nutrition: les offres de formation se bousculent sur un marché libre.

Les formations inventoriées dans cet article sont présentées comme assez équivalentes entre elles, débouchant sur un diplôme «reconnu», avec des contenus permettant de proposer des «réponses thérapeutiques adaptées».

Or, la connaissance de l’alimentation et de certains processus biologiques ne donne pas cette compétence. Il n’y a que le bachelor en nutrition et diététique, régi par la loi sur les professions de la santé (LPSan 2016), qui octroie les aptitudes nécessaires à évaluer une problématique nutritionnelle et à la prendre en charge.

Les diététiciens porteurs de ce bachelor sont au bénéfice de 5400 heures de formation théorique et pratique, réparties sur trois ans de formation, et doivent attester d’une formation continue régulière et certifiante. On est loin des quelques centaines d’heures proposées par les nombreuses formations commerciales mises en avant dans votre article, qui donnent accès à un titre de «nutritionniste».

Le fait de connaître l’alimentation ne donne pas la compétence de conseiller autrui, contrairement à ce que laisse entendre votre article. Les diététiciens, en revanche, bénéficient d’une solide formation en éducation thérapeutique, entraînés par l’alternance entre formation théorique et pratique en stage.

La qualité des informations nutritionnelles, la pertinence des conseils et la capacité à évaluer de manière critique et scientifique les «nouveautés» sont primordiales pour la santé et la sécurité des individus.

La profusion de raisonnements erronés et de conseils inadéquats diffusés par des personnes «formées en nutrition» peuvent malheureusement avoir des conséquences délétères.

Maaike Kruseman et Jocelyne Depeyre Laure, diététiciennes, filière Nutrition et diététique, Haute École de santé à Genève

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.