Pour la présidentielle, le rejet des partis gouvernementaux est majoritaire

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Au bas mot, soixante pour cent de rejet. En France, les partis gouvernementaux sont au plus bas. Le désamour des Français avec leur classe politique est connu, mais il se lit aussi dans les sondages pour la présidentielle.

En effet, au moins soixante pour cent de l’offre des postulants à l’Elysée se trouve hors des Républicains et du PS. Ce n’est pas rien, car ces deux partis ont construit la France depuis l’après-guerre.

On peut tourner, remettre en cause et disserter sur la marge d’erreur des sondages, tout le monde aura remarqué que les scores des trois principaux candidats, hors primaires des partis, font davantage qu’une majorité. Marine Le Pen est à 25%.

Emmanuel Macron pèse un 20%. Et Jean-Luc Mélenchon se mesure à 15%. Soit 60% d’intentions de vote qui sortent de l’historique bipartisme hexagonal. Ces trois prétendants, chacun avec leur mélodie propre, se présentent pareillement comme des candidats hors système.

Et ce 60% est une estimation basse. Car il faut ajouter dans la balance les 2,5% du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, les 2% que se partageront les syndicalistes trotskistes Nathalie Arthaud et Philippe Poutou. Tout comme les 2,5% promis au candidat écolo Yannick Jadot (EEVL).

Ainsi, François Fillon (à 25%) et le vainqueur de la primaire du PS, jaugé au grand max à 10%, s’additionnent à 35%. Le parti Les Républicains et le Parti socialiste sont désormais des expressions minoritaires des attentes politiques des Français.

Avec sa séduction rachitique (à 10%), le PS est le plus accablé des deux. Et ses velléités de primaire qui se concluent en pataquès (le soupçon) et en bain de sang (l’agressivité des deux finalistes) aggravent son cas.

Mais à y regarder de près, Les Républicains ont aussi une triste mine. Car il ne faut pas oublier que l’ex-UMP, lors de sa création en 2002, réunissant le RPR, l’UDF, les centristes et la brassée de mouvements gaullistes était devenu un géant politique invincible. Quinze ans plus tard, il ne l’est plus.

Créé: 26.01.2017, 13h39

Articles en relation

Le «Penelopegate» ébranle la candidature Fillon

Présidentielle française Difficile de prédire l’impact électoral. Marine Le Pen et Emmanuel Macron traînent aussi des casseroles. Plus...

La gauche française est en train d’exploser en direct

Présidentielle 2017 Interview Un Parti socialiste plus éclaté que jamais. Des soupçons de tricherie. Et un vainqueur potentiel, Benoît Hamon, sans soutien du parti… Plus...

Mélenchon veut un ralliement mais pas d’alliance

Présidentielle 2017 Le chef de file de La France insoumise appelle le futur vainqueur de la primaire socialiste à se retirer de la présidentielle. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Coronavirus et enseignement à la maison
Plus...